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RD Congo : l'opposant Tshisekedi réclame le départ de Kabila avant la fin de l'année

Étienne Tshisekedi lors d'un rassemblement de partis d'opposition congolais, le 31 juillet 2016 à Kinshasa.
Étienne Tshisekedi lors d'un rassemblement de partis d'opposition congolais, le 31 juillet 2016 à Kinshasa. Eduardo Soteras, AFP

Pour son premier meeting en RD Congo depuis 2011, l'opposant Étienne Tshisekedi a réclamé la tenue de l'élection présidentielle et le départ du président Joseph Kabila avant la fin 2016.

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Le 20 décembre, "la maison doit être libre". L'opposant historique en République démocratique du Congo Étienne Tshisekedi a fait allusion au palais présidentiel, qu'il souhaite voir libéré par Joseph Kabila d'ici la fin de l'année. Pour son premier meeting après deux ans d'absence, dimanche 31 juillet, il a exigé que l'élection présidentielle se déroule en septembre afin que le président Kabila quitte le pouvoir à l'échéance de son mandat le 20 décembre.

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"Le 19 septembre 2016 est la première ligne rouge à ne pas franchir. Le corps électoral doit être convoqué [à cette date, NDLR] pour l'élection présidentielle. Dans le cas contraire, la haute trahison sera attestée pour Joseph Kabila qui endosse la responsabilité du malheur des Congolais", a déclaré le président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), qui s'exprimait à Kinshasa.

"Élections apaisées"

L'opposition congolaise craint que le président Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de briguer un nouveau mandat, ne reporte le scrutin présidentiel pour s'accrocher au pouvoir.

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Le climat politique est tendu, donc, en RD Congo, à mesure qu'approche l'échéance du mandat de Kabila. Ce dernier a convoqué, fin novembre, un dialogue afin de permettre l'organisation d'"élections apaisées" dans le pays. Le vieil opposant a par ailleurs récusé de nouveau l'ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, facilitateur désigné par l'Union africaine (UA) pour ce dialogue, qu'il a accusé de prendre parti pour M. Kabila. M. Kodjo avait déjà rejeté cette accusation, la qualifiant "d'injuste".

Plusieurs forces d'opposition avait d'abord boudé ce forum perçu comme un "piège", avant de finalement donner un avis favorable à ces pourparlers, moyennant des préalables dont la libération des prisonniers politiques et d'opinion.

Pour une "nouvelle ère" sans Kabila

Face à la foule, dimanche – 10 000 personnes selon la police, 5 millions selon les organisateurs – Étienne Tshisekedi a ainsi exigé "la cessation des procédures arbitraires judiciaires [...] à l'encontre des leaders de l'opposition, comme c'est le cas des [opposants] Moïse Katumbi et Martin Fayulu".

Ex-meilleur allié du président Kabila, Katumbi est un opposant de poids en RDC, mis en difficulté il y a un mois par le régime, avant sa condamnation à trois ans de prison dans une affaire immobilière. Actuellement à l'étranger, officiellement pour y être soigné, il est sous la menace d'un autre procès, accusé d'être impliqué dans une affaire de recrutement de mercenaires américains.

"En tout état de cause, le 20 décembre 2016 [...] nous dirons tous au revoir à M. Kabila et nous inaugurerons une nouvelle ère, telle que nous la déciderons au cours d'un vrai dialogue politique inclusif sans Kabila", a lancé Étienne Tshisekedi.

Avec AFP 

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