TRANSPORTS

Air France : quasi-retour à la normale après une semaine de grève

Des avions d'Air France stationnés sur le tarmac de l'aéroport d'Orly.
Des avions d'Air France stationnés sur le tarmac de l'aéroport d'Orly. Éric Feferberg, AFP

Après une semaine de grève des hôtesses et stewards, Air France devrait assurer mardi la quasi-totalité de ses vols. Le coût du mouvement pourrait s'élever à des "dizaines de millions d'euros", selon le PDG de la compagnie.

Publicité

Le trafic aérien devrait quasiment revenir à la normale, mardi 2 août, septième et dernier jour de la grève des hôtesses et stewards d'Air France. Les syndicats de personnels navigants commerciaux (PNC) qui avaient appelé à la grève doivent décider d'ici la fin de la semaine de la suite à donner à leur mouvement et n'excluent pas de déposer un nouveau préavis, ont-ils indiqué lundi à l'AFP, estimant que "la direction a fait le choix de la rupture du dialogue social".

Mardi, la compagnie aérienne compte notamment faire voler 100 % de ses vols long-courriers, sans limitation de capacité et près de 90 % de ses vols intérieurs. Quelque 85 % des vols moyen-courriers devraient également être maintenus de et vers Paris-Charles-de-Gaulle. Air France estime que le taux de personnels navigants commerciaux grévistes tombera à 25 % contre 32 % prévus pour lundi.

Lundi, une cinquantaine de vols ont été ou devaient être annulés au départ de Roissy et autant à l'arrivée, tandis qu'à Orly, 21 vols étaient annulés à l'arrivée et 25 au départ, a indiqué à l'AFP une source aéroportuaire.

"Des conditions de travail de plus en plus dégradées"

Aux passagers concernés par les annulations, Air France trouve des billets de train, organise le réacheminement et propose des nuitées à l'hôtel.

La grève des hôtesses et stewards d'Air France coûtera environ 90 millions d'euros à Air France, a déclaré mardi le PDG de la compagnie aérienne, Frédéric Gagey.
c'est en gros la valeur d'un avion long-courrier", a-t-il ajouté sur France Info, jugeant que le mouvement aura touché 180 000 passagers.

Éric Faliu, 40 ans, steward chez Air France depuis 19 ans, explique à l'AFP être en grève pour refuser "un nivellement par le bas" et "des conditions de travail de plus en plus dégradées", dans un contexte exacerbé par "la concurrence".

Il énumère "40 % de travail en heures de nuit avec des équipages réduits", "des décalages horaires", "jusqu'à 18 heures" de vol d'affilée avec "un temps de repos en escale ou à Paris de 24 heures au lieu de 36 ou 48 heures auparavant", une vie de famille "structurée autour des jours on (17) et off (13)" pour un salaire compris entre 1 300 euros en tant que débutant et 3 500 euros au bout de 35 ans de carrière, gelé depuis 2011.

Le PDG d'Air France a assuré que le dialogue n'était "pas rompu" avec les syndicats, sans pour autant faire état de nouvelles propositions ou rendez-vous salarial.

Avec AFP
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine