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Tripoli et le Pentagone annoncent des frappes américaines contre l'EI à Syrte en Libye

Les forces du gouvernement libyen d'union nationale prennent position à Syrte, le 2 juillet 2016, pour combattre l'EI.
Les forces du gouvernement libyen d'union nationale prennent position à Syrte, le 2 juillet 2016, pour combattre l'EI. Mahmud Turkia, AFP

"Les premières frappes américaines contre des cibles précises de Daech ont eu lieu aujourd'hui" à Syrte, principal fief du groupe État islamique dans le pays, a annoncé, lundi, le Premier ministre libyen. Le Pentagone a confirmé l'information.

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Le Premier ministre du gouvernement libyen d'union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj, a annoncé lundi 1er août que les États-Unis avaient procédé, à sa demande, à des frappes aériennes contre des positions de l’organisation État islamique (EI), dans son fief à Syrte, à 450 km à l'est de Tripoli.

"Les premières frappes américaines contre des cibles précises de Daech [autre nom de l'EI] ont eu lieu aujourd'hui" à la demande du GNA, a indiqué Fayez al-Sarraj lors d'une allocution télévisée, "infligeant de lourdes pertes (aux jihadistes) à Syrte".

Une information confirmée par le Pentagone. "À la demande du GNA libyen, les forces armées des États-Unis ont conduit des frappes précises contre des cibles de l'EI à Syrte en Libye", a indiqué dans un communiqué le porte-parole du Pentagone, Peter Cook, quelques minutes après l'annonce de Fayez al-Sarraj.

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>> À lire sur France 24 : "Libéré, Seïf al-Islam Kadhafi dit vouloir contribuer à l'unification politique de la Libye"

De son côté, un responsable de la Maison Blanche a expliqué que le président Barack Obama avait "autorisé les forces armées américaines à effectuer des frappes en appui aux forces du gouvernement d'union nationale et à la demande du Premier ministre Fayez al-Sarraj".

"Les premières frappes aériennes ont été menées aujourd'hui contre des positions précises de Syrte, causant de graves pertes dans les rangs ennemis", a d'ailleurs déclaré Fayez al-Sarraj à la télévision d'État.

Un char de l'EI et deux véhicules de jihadistes détruits

L'une des frappes de lundi a détruit un char de l'EI et une autre a visé deux véhicules de jihadistes, a souligné le porte-parole du Pentagone, Peter Cook, dans un communiqué, ajoutant que les raids à Syrte "vont se poursuivre". Pour M. Sarraj cependant, ces frappes interviennent "dans un cadre limité dans le temps" et elles "ne dépasseront pas Syrte et sa banlieue".

L'aide de l'administration américaine au pouvoir libyen dans sa lutte contre l'EI "se limitera aux frappes et au partage de renseignements" et aucun soldat américain "ne participera aux opérations terrestres du GNA", a tenu à souligner ce responsable.

>> À voir sur France 24 : "À Syrte, les milices de Misrata en première ligne contre l’EI"

Les forces du GNA libyen, soutenues par l'ONU, tentent de reprendre la totalité de Syrte dans laquelle elles sont entrées le 9 juin et où elles assiègent depuis les jihadistes. Les pro-GNA ont toutefois été ralentis par la forte résistance de l'EI, qui mène des contre-attaques, notamment en perpétrant des attentats-suicides à la voiture piégée.

En février, Washington avait frappé un camp d'entraînement de l'EI, près de Tripoli, faisant plus de 40 morts dans les rangs des jihadistes.

L'EI, qui contrôle des pans de territoires en Syrie et en Irak, s'est implanté en Libye en profitant du chaos dans lequel est plongé le pays depuis qu'une révolte a chassé du pouvoir en 2011 le dictateur Mouammar Kadhafi. Syrte est considérée comme l'un de leurs principaux bastions en dehors de la Syrie et l'Irak. Il y aurait entre 2 000 à 5 000 combattants de l'EI dans différentes villes de Libye, selon un rapport présenté le mois dernier par le secrétaire général de l'ONU au Conseil de sécurité.

>> À lire sur France 24 : "Le gouvernement libyen d’union nationale accuse la France de 'violation' de son territoire"

Avec AFP
 

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