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Pourquoi l’arrêt de Pokévision est une bonne chose pour "Pokémon Go"

PG/Bauer-Griffi/Getty

On sait que certains risquent de grincer des dents à la lecture de ce papier. Mais on reste persuadés que la suspension, momentanée ou définitive, de la carte en temps réel des positions des Pokémons n'est pas aussi dramatique qu'elle en a l'air.

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Il y a ceux qui, très vite, ont craqué et se sont rendus sur Pokévision. Après tout, le radar de "Pokémon Go" au fonctionnement peu intuitif – lui qui est supposé donner quelques indices sur la proximité des Pokémons alentours –, n'a eu de cesse de bugguer et a fait éprouver à nombre de joueurs le sentiment que cette "chasse" revenait surtout à une marche à l’aveugle, guidée par l’espoir d’attraper autre chose qu’un Roucoul ou un Rattata.

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Et puis il y a ceux qui ont refusé d’utiliser cette carte non-officielle, basée directement sur les serveurs de Niantic grâce à leur API.

Destinée à donner la position exacte d’un Pokémon plus ou moins rare, ainsi que le temps de sa présence sur les lieux, celle-ci a donc quelque peu divisé la communauté des joueurs : les utilisateurs du site "coup de pouce" Pokévision se sont vus taxés de "tricheurs" par les puristes, tandis ces mêmes "tricheurs" ont évoqué un plaisir de la traque plus intense grâce à l’outil. Et, bien sûr, ils ont aussi légitimement souligné le fait qu’un radar plus fonctionnel leur aurait peut-être ôté l’envie de s’en équiper.

Mais la "polémique Pokévision" se sera peut-être plus vite réglée que prévu : avec la dernière mise à jour de "Pokémon Go", déployée dimanche 31 juillet, Pokévision a perdu la possibilité d’accéder aux données des serveurs de Niantic, et a donc, pour l’instant, tout simplement cessé d’exister.

Dans un tweet posté le même jour, l’équipe à l’origine de son développement ainsi annoncé la nouvelle aux Pokéjoueurs du monde entier, laissant entendre qu'elle ne tenterait pas pour le moment de trouver une solution de repli à son fonctionnement :

 

Que l’on soit ou non partisan de Pokévision, ici, on est convaincu d’une chose : son arrêt va donner encore plus de saveur à ce jeu ludique et addictif (on rappellera, pour rester totalement fair-play, que l'on avait consacré un article positif à son sujet il y a quelques jours).

  • D’abord parce son indisponibilité va sérieusement compliquer l’obtention de Pokémons très rares, et ce même si d’autres applications, basées sur les observations de Pokémons dans certains lieux précis par la communauté, peuvent encore épauler les joueurs qui désirent l’être. Trouver par hasard (ou grâce au radar, ce qui revient à peu près au même pour l’instant) un Dracaufeu ou un Ronflex nous fera éprouver un sentiment de satisfaction probablement plus intense que si nous les avions capturés grâce à leur signal sur la carte. Allez, en partant du principe que l’on garde la même motivation à les chercher…
     
  • Ensuite parce qu’à force de peiner à trouver ces fameux Pokémons rares et, pour la plupart, puissants, les combats en arènes deviendront peut-être plus équilibrés et moins téléphonés. Tout le monde ne pouvant désormais plus disposer d’un Dracolosse en seulement quelques jours, voire quelques heures (forcément, en repérant les planques des Minidracos, son évolution est beaucoup plus rapide), la stratégie pure et dure pourrait bien reprendre sa place dans la jungle des dresseurs Pokémons.

  • Parce que la communauté pourrait s’en voir renforcer : la revoilà sur un pied d’égalité, bien qu’il est important de rappeler que ne pas consulter Pokévision était bien et bien un choix, et l’inverse une liberté. Qui plus est, le fait de rencarder ses amis, ou au contraire, de leur refuser tout indice pour l’amour du défi va reprendre de l’importance. Là où Pokévision avait tendance à enfermer chacun dans sa quête au Pokédex bien rempli, la disparition de Pokévision va encore introduire du dialogue entre joueurs. Et ce n'est pourtant pas ce qu'il manquait, même du temps de Pokévision ! Ah, la grande famille Pokémon. 

À vous maintenant de décider à quel camp vous appartiendrez : celui des dresseurs-partageurs, ou des fins stratèges. Sinon les deux, si pour vous, la gloire s'obtient de toute façon dans l'arène.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire. 

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