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Syrie : une organisation humanitaire dénonce une attaque au gaz toxique dans la province d'Idlib

La ville de Sarakeb, dans la province d'Idleb (archives).
La ville de Sarakeb, dans la province d'Idleb (archives). Philippe Desmazes, AFP

Un groupe humanitaire syrien opérant dans les territoires contrôlés par les rebelles, a accusé mardi un hélicoptère non-identifié d'avoir largué dans la nuit des bonbonnes de gaz toxique au-dessus de la ville de Sarakeb, dans la province d'Idleb.

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La Protection civile syrienne, un groupe humanitaire opérant dans les territoires contrôlés par les rebelles, a déclaré mardi 2 août qu'un hélicoptère avait largué dans la nuit des bonbonnes de gaz toxique au-dessus de la ville de Sarakeb, dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Un porte-parole du groupe a affirmé que 33 personnes, des femmes et des enfants pour la plupart, avaient été touchées par le gaz à Sarakeb. Les bénévoles de la Protection civile, aussi appelés "casques blancs" ou "white helmets", qui se sont rendus sur les lieux de l'attaque, suspectent que le gaz utilisé était du chlore mais n'ont pas pu le vérifier. Sur une vidéo de l'association postée sur YouTube, on peut voir des hommes peinant à respirer prendre des masques à oxygène auprès des "casques blancs" de la protection civile.

Selon le porte-parole de l'organisation, il s'agirait de la deuxième attaque au gaz toxique à Sarakeb. Le groupe suspecte également que du gaz chloré a été à l'origine de neuf autres incidents dans la province d'Idlib depuis le début du conflit.

>> À lire aussi sur France 24 : Des rebelles syriens contre-attaquent les forces du régime au sud d'Alep

Le Dr Abdel Aziz Bareeh, qui travaille à Saraqeb, a indiqué à la BBC que deux barils  de chlore étaient tombés sur la ville lundi soir : "Nous savons que c'est du chlore parce que nous avons déjà été touchés par le passé et nous en connaissons l'odeur et les symptômes."

Le porte-parole du département d’État américain John Kirby a indiqué lors d’un échange avec des journalistes, que si jamais les faits étaient avérés, cela serait "extrêmement grave". Il a toutefois déclaré que Washington n’était pas en capacité de confirmé la véracité de ces informations.

De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) basé à Londres a également rapporté que des barils d'explosifs étaient tombés sur Sarakeb lundi dans la soirée, blessant de nombreux civils.

Avec Reuters

 

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