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Barack Obama exhorte les dirigeants républicains à cesser de soutenir Donald Trump

Barack Obama estime que le candidat Donald Trump "n'est pas qualifié  pour être président".
Barack Obama estime que le candidat Donald Trump "n'est pas qualifié pour être président". Brendan Smialowski, AFP

Le président américain a sommé les responsables du Parti républicain à cesser de soutenir Donald Trump qu'il juge ne pas être "qualifié pour être président". Encore plus depuis ses propos controversés sur les parents d'un soldat musulman tué en Irak.

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Lorsqu’il s’agit de Donald Trump, Barack Obama ne fait pas dans la demi-mesure. Après avoir fustigé la "démagogie" du candidat républicain lors de son discours à la convention démocrate, le président américain a une nouvelle fois virulemment critiqué l’adversaire d’Hillary Clinton dans la course à la Maison Blanche.

"Le candidat républicain n'est pas qualifié pour être président", a-t-il ainsi lancé, mardi 2 août, à l’occasion d'une conférence de presse à Washington. "Je l'ai dit la semaine dernière. Il n'arrête pas de le démontrer", a-t-il martelé, en référence aux critiques émises par le candidat milliardaire à l'encontre des parents du capitaine Humayun Khan, un soldat musulman de l’US Army mort en Irak en 2004 en tentant de sauver ses hommes.

Le fait que Donald Trump critique une famille "ayant fait des sacrifices extraordinaires pour ce pays, le fait qu'il ne semble pas avoir les connaissances de base autour de sujets essentiels en Europe, au Moyen-Orient, en Asie, signifient qu'il est terriblement mal préparé pour ce poste", a-t-il asséné.

Fait rare pour un président en exercice, Barack Obama a également dénoncé les dirigeants du Parti républicain qui continuent à soutenir Donald Trump. "Il y a un moment où on doit dire ‘assez’", a-t-il lancé. "Il est intéressant d'observer les critiques à répétition venant des dirigeants républicains, y compris du président de la Chambre [des représentants], du chef de la majorité au Sénat et de républicains de premier ordre comme John McCain", candidat à la présidentielle en 2008, a-t-il ajouté.

Et le 44e président des États-Unis de conclure, à l'adresse des républicains qui trouvent les propos de Trump "inacceptables" : "Pourquoi le soutenez-vous encore ? Qu'est-ce que cela dit de votre parti et de son représentant ?"

En France, le président François Hollande s'est lui aussi indigné des propros tenus par le candidat républicain. "Un certain nombre d'excès finissent par créer un sentiment de haut-le-cœur – aux États-Unis même – surtout quand on s'en prend, en l'occurrence Donald Trump, à la mémoire d'un soldat", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec les journalistes de l'Association de la presse présidentielle à Paris.

Des propos "répugnants et personnellement insultants"

Depuis ses déclarations controversées, Donald Trump fait aussi l’objet de vives critiques de la part de responsables républicains. "Il est temps pour Donald Trump de donner l'exemple à notre pays et au parti républicain", s'est ainsi indigné le respecté sénateur John McCain. Lui-même ancien combattant du Vietnam, où il a subi des années de torture, le sénateur de l'Arizona a déjà fait les frais des moqueries du milliardaire, qui avait mis en doute son statut de "héros" parce qu'il avait été capturé.

Après ce nouveau dérapage, la petite-fille du sénateur, Caroline McCain, elle-même républicaine, a annoncé lundi qu'elle voterait pour la démocrate Hillary Clinton le 8 novembre, qualifiant d'"impardonnables" les propos de Trump. Autre coup dur pour le magnat de l'immobilier, les familles de 17 soldats tombés au champ d'honneur ont dénoncé ses propos "répugnants et personnellement insultants pour nous".

Avec ses attaques, Donald Trump a touché un sujet tabou aux États-Unis, où les militaires sont perçus comme des héros défenseurs de la liberté et régulièrement honorés. Mais le candidat a la peau dure. Lorsqu'il avait attaqué John McCain, le tollé était tel que beaucoup pensaient qu'il ne s'en relèverait pas. Il a pourtant remporté la nomination républicaine contre ses 16 adversaires, et en mai... John McCain a annoncé son soutien au milliardaire, même s'il a pris soin de ne pas participer à sa convention d'investiture.

Avec AFP

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