VENEZUELA

Venezuela : nouvelle étape franchie vers un vote anti-Maduro

Un militant anti-Maduro s'oppose aux forces de l'ordre, à Caracas, le 27 juillet 2016.
Un militant anti-Maduro s'oppose aux forces de l'ordre, à Caracas, le 27 juillet 2016. Juan Barreto, AFP

Le Conseil national électoral (CNE) du Venezuela a validé, lundi, une étape supplémentaire du processus nécessaire à l’organisation du référendum anti-Maduro. L'opposition doit désormais récolter 4 millions de signatures pour convoquer le scrutin.

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Le Conseil électoral vénézuélien (CNE) a validé, lundi 1er août, une nouvelle phase du long processus nécessaire afin de pouvoir organiser un référendum révocatoire contre le président Nicolas Maduro. L’opposition a rassemblé plus des 200 000 signatures requises, soit 1 % des électeurs dans les 24 États du pays, a déclaré la commission électorale.

Ultime étape pour l’opposition : rassembler 4 millions de votes, soit les signatures de 20 % des électeurs, pour convoquer le référendum lui-même. "Il ne reste plus qu’une étape", a écrit le député de l’opposition Freddy Guevara sur Twitter. "Un Venezuela meilleur arrive".

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La présidente du CNE, Tibisay Lucena, a demandé à ce qu’une enquête soit ouverte pour des allégations de fraude électorale, une demande récurrente du gouvernement. L'exécutif vénézuelien a en effet lancé près de 9 000 actions en justice liées à des allégations de fraude dans la collecte des signatures. Tibisay Lucena n’a donc pas encore précisé de date pour lancer la prochaine étape du processus, soit atteindre l'objectif de 4 millions de signatures.

"Ne pas jouer la montre"

Pour l'opposition, il est crucial que le référendum ait lieu avant le 10 janvier 2017 : si Maduro est révoqué avant cette date, cela déclenchera l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle. Si, au contraire, le référendum se tient après cette date et que Maduro le perd, il pourra désigner son successeur.

Les chefs de file de l’opposition pressent donc Tibisay Lucena. Henrique Capriles, qui a perdu de peu face à Maduro lors de l’élection présidentielle de 2013, et qui représente depuis la principale voix de l’opposition, a appelé à manifester pour accélérer le processus.

Le secrétaire d’État américain, John Kerry, avait appelé plus tôt le Venezuela à "ne pas jouer la montre" sur le référendum. Le gouvernement de Nicolas Maduro a déclaré qu’il n’y aurait pas de scrutin cette année.

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La popularité de Maduro s’est effondrée en même temps que l’économie nationale, durement touchée par la chute des cours du pétrole. Le Venezuela, qui revendique les plus importantes réserves au monde, est en proie à des pénuries alimentaires et de médicaments sur fond d’inflation galopante.

Avec AFP et Reuters

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