FRANCE

Jean-Pierre Chevènement pressenti pour prendre la tête de la Fondation pour l'islam de France

L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement est pressenti pour diriger la Fondation de l'islam de France.
L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement est pressenti pour diriger la Fondation de l'islam de France. Thomas Samson, AFP

Jean-Pierre Chevènement, dont le nom est évoqué par l'exécutif pour prendre la tête de la Fondation pour l'islam de France, considère qu'il s'agit d'une "tâche difficile" à laquelle "on ne peut pas se dérober".

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Pressenti pour prendre la tête de la Fondation pour l'islam de France, Jean-Pierre Chevènement, leader du Mouvement des citoyens, n’a pas fermé la porte à une telle éventualité.

"Je considère que c'est une tâche difficile mais d'une importance très grande du point de vue de l'intérêt national, a-t-il déclaré mercredi 3 août à l’AFP. On ne peut pas refuser d'apporter sa contribution à cette tâche. C'est une tâche difficile, mais à laquelle on ne peut se dérober", a-t-il insisté. 

Le chef de l'État François Hollande avait évoqué, mardi soir, de façon informelle le nom de l’ancien ministre de la Défense de François Mitterrand, connu pour son attachement à la laïcité, pour prendre la tête de la Fondation pour l'islam de France, créée en 2005 mais ankylosée par des dissensions internes.

"C'est une tâche difficile"

Le ministre de l’Agriculture et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a souligné "l'autorité dans ce débat" de Jean-Pierre Chevènement. "Il y a besoin d'une personnalité qui puisse être un médiateur fort, à la fois ferme sur les grands principes de la laïcité, et ouvert, pour permettre à l'ensemble des cultes d'assurer leur exercice dans le cadre de la République"

Quant à la demande de la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, pour qu'une femme prenne la tête de cette fondation, le porte-parole du gouvernement a refusé toute "polémique". "Sur ce sujet il y n'y aura pas de modifications", a-t-il ajouté. Et d'assurer que le nom de Jean-Pierre Chevènement avait été évoqué "de manière très claire".

Un choix contesté

Sur Twitter, la sénatrice centriste Nathalie Goulet, auteure d’un rapport sur l’organisation et le financement de l’islam en France, a contesté ce choix. "Il n’y a pas de Français de confession musulmane à la hauteur ?", s'est-elle interrogée sur le site de microblogging. 

Une critique quant à l’arrivée possible de Jean-Pierre Chevènement, 77 ans, qui trouve un écho au sein même du gouvernement. Interrogée sur France Info, mercredi, Laurence Rossignol, a estimé que "le bon profil, c’est d’abord quelqu’un de culture musulmane, qui ait une connaissance de la subtilité humaine de l’islam".

Jean-Pierre Chevènement communiquera sa position officielle à la rentrée.

Avec AFP

 

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