BRÉSIL

Brésil : une commission du Sénat vote pour la destitution de Dilma Rousseff

La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, a été suspendue le 12 mai 2016.
La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, a été suspendue le 12 mai 2016. Juan Mabromata, AFP

Sans surprise, la commission spéciale du Sénat sur la destitution de Dilma Rousseff a donné son feu vert pour la tenue d'un procès de la présidente brésilienne, ouvrant ainsi la voie à sa mise à l'écart définitive.

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La présidente brésilienne Dilma Rousseff a peu de chance d'inverser la tendance et de sauver son mandat. Une commission spéciale du Sénat a voté, jeudi 4 août, à Brasilia, en faveur d'un procès la chef de l'État, suspendue depuis le 12 mai pour maquillage présumé des comptes publics, en vue de favoriser sa réélection en 2014.

"Le résultat est de 14 voix à 5" en faveur de l'impeachment, a déclaré le sénateur Raimundo Lira, qui dirige les travaux de cette commission composée de 21 sénateurs et qui est un partisan du président par intérim Michel Temer. Ce dernier a remplacé Dilma Rousseff dans l'attente du jugement final fin août, qui pourrait mettre fin au second mandat de la dirigeante.

Cette procédure de destitution pourrait aboutir en septembre, selon un calendrier publié par la Cour suprême le 30 juillet. D'après un communiqué du président de la Cour suprême Ricardo Lewandowski, le vote final du Sénat sur son avenir à la tête du Brésil débutera le 29 août et durera une semaine.

"Un coup d'État parlementaire"

La procédure en destitution a été ouverte en décembre 2015 et, après avoir été approuvée par la Chambre des députés et le Sénat, elle se trouve en phase d'instruction, recueil des preuves, présentation des témoins et autres sollicitations d'une commission spéciale du Sénat, qui aide le président de la Cour suprême (STF).

Dilma Rousseff se dit victime d'un "coup d'Etat parlementaire" ourdi par son vice-président Michel Temer. Si elle est définitivement écartée du pouvoir, c'est lui qui la remplacera jusqu'à la fin de son mandat, en 2018.

Michel Temer juge que le calendrier du processus de destitution lui complique la tâche. "Nous espérons que le règlement de la destitution intervienne entre le 25 et le 26 août, car si c'est seulement le 4, 5 ou 6 septembre, le Brésil ne pourra pas aller au sommet du G20", a-t-il déclaré fin juillet dans un entretien avec des agences de presse internationales. "Le monde a besoin de savoir qui est le président du Brésil."

Avec AFP
 

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