FOOTBALL

Berlusconi cède l'AC Milan à des investisseurs chinois

Des fans chinois de l'AC Milan lors d'un match opposant le club à l'Inter Milan à Shenzhen, le 25 juillet 2015.
Des fans chinois de l'AC Milan lors d'un match opposant le club à l'Inter Milan à Shenzhen, le 25 juillet 2015. Johannes Eisele, AFP

Après l'Inter Milan en juin, l'AC Milan va lui aussi passer sous pavillon chinois. Fininvest, le groupe de Silvio Berlusconi propriétaire du club, a décidé de céder le septuple champion d'Europe à des investisseurs chinois, pour 740 millions d'euros.

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C'est l'une des plus importantes prises chinoises en Europe : l'AC Milan va passer des mains de Silvio Berlusconi à celles d'investisseurs chinois. Fininvest, la holding du magnat des médias, a annoncé avoir signé vendredi 5 août un accord préliminaire avec un groupe chinois sur la vente de la totalité du club, pour la somme de 740 millions d'euros.

Les nouveaux propriétaires se sont engagés à injecter 350 millions d'euros en trois ans dans le club 18 fois champion d'Italie et 7 fois champion d'Europe, mais qui n'a terminé que 7e du championnat italien la saison passée.

"Pendant toute la procédure de négociation (...), Fininvest a toujours maintenu la priorité clairement établie par M. Berlusconi : fournir à l'AC Milan, via une structure appropriée, les ressources financières plus importantes désormais essentielles pour être compétitif face aux meilleurs clubs de football du monde", a insisté la holding de la famille Berlusconi.

Berlusconi se retire peu à peu

Le club milanais rejoint l'Atletico Madrid et Manchester City sur la liste des clubs européens passés sous pavillon chinois, mais aussi son rival local l'Inter Milan, depuis juin la propriété du groupe de distribution de produits électroniques et d'électroménager Suning.

Pour le football italien et le pays tout entier, c'est un nouveau chapitre dans la lente sortie de piste de Silvio Berlusconi, viscéralement associé au club qu'il avait racheté en 1986 et relevé de grandes difficultés financières. C'est d'ailleurs un slogan de football, "Forza Italia", qu'il avait choisi comme nom pour son parti lors de son entrée en politique en 1994, quand l'AC Milan était au sommet de sa gloire.

Et lorsque l'ancien chef du gouvernement, qui aura 80 ans en septembre, a dû subir une opération à cœur ouvert mi-juin après une attaque cardiaque qui avait failli le tuer, c'est revêtus du maillot "rossonero" (rouge et noir) que ses fans ont veillé devant l'hôpital milanais où avait lieu l'intervention.

Vente finalisée d'ici la fin 2016

De plus en plus éloigné de la vie politique, le Cavaliere s'est résolu à passer la main dans le football. Décidé à fournir à l'AC Milan un investisseur disposé à verser plus d'argent frais, il avait signé l'année dernière un premier accord préliminaire avec l'homme d'affaires thaïlandais Bee Taechaubol, portant sur la vente de 48 % des parts et évaluant le club à un milliard d'euros, mais la signature définitive n'a jamais eu lieu.

Cette fois-ci, le nouveau pré-accord prévoit la cession de toutes les parts détenues par Fininvest, soit 99,93 %, et évalue le club à 740 millions d'euros, avec une dette de 220 millions d'euros.

Parmi les futurs propriétaires de l'AC Milan, réunis au sein d'un groupe baptisé Sino-Europe Sports Investment Management Changxing, figurent les sociétés Haixia Capital et l'entrepreneur Yonghong Li, ainsi que des entreprises chinoises publiques et privées de l'industrie et de la finance, a expliqué Fininvest sans plus de précisions.

La vente, qui doit être confirmée par le versement d'une avance de 100 millions d'euros dans un délai de 35 jours et validée par les autorités italiennes et chinoises, doit être définitive fin 2016.

Avec AFP

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