BELGIQUE

Belgique : le groupe État islamique revendique l'attaque des policières à Charleroi

Un policier en faction près de l'hôtel de police de Charleroi, le 6 août 2016, après l'agression à la machette de deux policières.
Un policier en faction près de l'hôtel de police de Charleroi, le 6 août 2016, après l'agression à la machette de deux policières. Virginia Lefour, Belga, AFP

Les jihadistes de l'EI ont revendiqué dimanche l'attaque de la veille à Charleroi, où un individu avait blessé à la machette deux policières avant d'être abattu. L'homme a été identifié comme un Algérien de 33 ans, connu de la police.

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Cela vient confirmer les soupçons des autorités belges. L'organisation jihadiste État islamique (EI) a revendiqué, dimanche 7 août, l'attaque de deux policières belges à Charleroi, la veille, par un homme armé d'une machette.

L'agresseur est présenté comme un "soldat" de l'EI par l'organe de propagande du groupe terroriste.

La justice belge avait annoncé plus tôt dans la journée avoir ouvert une enquête pour "tentative d'assassinat terroriste". L'agresseur, un Algérien de 33 ans, a été identifié, a précisé le Parquet.

"Nous avons été informés par le parquet fédéral qu'une enquête a démarré immédiatement pour tentative d'assassinat terroriste (...) compte tenu d'un certain nombre d'éléments apparus immédiatement", a indiqué le Premier ministre belge Charles Michel, en référence au fait que l'assaillant, avant d'être abattu, avait crié "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand). "Cela semble être de nouveau une attaque avec une connotation terroriste", avait-t-il déclaré dès samedi soir.

L'agresseur connu pour des infractions de droit commun

Dans un communiqué publié dimanche, le Parquet indique que l’agresseur a été identifié. "Il s’agit de K.B., un homme âgé de 33 ans, de nationalité algérienne, qui séjournait en Belgique depuis 2012. Il est connu des services de police pour des infractions de droit commun mais pas pour des faits de terrorisme", précise le communiqué, qui ajoute que "durant la nuit, deux perquisitions ont déjà été effectuées dans l’arrondissement de Charleroi."

La police a indiqué que les deux policières blessées étaient "hors de danger". Selon l'agence Belga, l'une des policières "souffre de plaies profondes à hauteur du visage" et a été hospitalisée, tandis que sa collègue "n'est que très légèrement touchée".

Les faits se sont déroulés vers 16 h devant l'hôtel de police de Charleroi, ville du sud de la Belgique. L'homme "a immédiatement sorti une machette du sac de sport qu'il portait et il a porté des coups très violents au visage de deux policières (...) en criant 'Allah Akbar'", a expliqué le porte-parole de la police de Charleroi, David Quinaux, au micro de RTL-TVI. C'est une troisième policière qui a alors ouvert le feu et abattu l'assaillant, décédé plus tard à l'hôpital.

Le Premier ministre belge a salué dimanche "le courage exceptionnel des policières qui ont subi cette attaque grave". La police "a fait ce qu'il fallait faire, et a sans doute évité de cette manière une tragédie qui aurait pu être encore plus grande", a-t-il estimé.

Cette agression survient alors que le niveau d'alerte terroriste en Belgique, touchée le 22 mars par des attentats à Bruxelles, est maintenu au niveau trois sur une échelle en comprenant quatre.

Avec AFP

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