Dans la presse

"Adeus, Dilma"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, jeudi 11 août, la poursuite de la procédure de destitution engagée contre Dilma Rousseff, la reprise des hostilité au Yémen, et le nouveau célibataire le plus convoité outre-Manche.

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On commence cette revue de presse internationale au Brésil, où les sénateurs, ont voté hier en faveur de la tenue du procès de Dilma Rousseff, accusée de maquillage des comptes publics.
 
Marathon ou telenovela, après plus de 15 heures de débats, 59 sénateurs contre 21 ont voté, sans surprise, en faveur d’un procès en destitution de la présidente brésilienne. Ce procès se tiendra après la fin des Jeux olympiques, à partir du 25 ou du 26 août, selon O Correio Brazilense, qui précise que le président par intérim, Michel Temer, souhaite être confirmé dans ses fonctions avant son départ pour la Chine, où il devrait représenter son pays au G20, prévu du 4 au 5 septembre. Ce qui signifie que la destitution de Dilma Rousseff sera très probablement déjà prononcée à ce moment-là. La fin de la carrière politique de la présidente brésilienne, on l’aura compris, n’est, sauf miracle, plus qu’une question de jours. C’est ce qu’annonce le site Veja, qui voit dans le vote d’hier «l’avant dernier pas avant la fin de son mandat» - c’est qu’il ne reste à présent plus grand monde pour défendre Dilma Rousseff. Le site évoque les relations «de plus en plus froides» entre la protégée de Lula et sa formation politique, le Parti des travailleurs, lui-même touché de plein fouet par le scandale de corruption Petrobras, révélé par l’opération Lava Jato. Plus grand monde pour sauver Dilma – mais s’il n’en reste qu’un, il sera celui-là, Bernie Sanders, le candidat malheureux à l’investiture démocrate aux Etats-Unis, a pris la parole pour dénoncer la procédure d’impeachment qui la vise, d’après El Pais, qui rapporte que le sénateur a déclaré que «les Etats-Unis ne pouvaient pas rester silencieux alors qu’une démocratie, qui se trouve être l’une de leurs alliés, est menacée». Une déclaration dans le droit fil de la ligne de défense adoptée par Dilma Roussefff, qui dit voir dans sa destitution un «coup d’Etat institutionnel», mené par une opposition avide d’imposer au Brésil une politique d’austérité sans précédent, et qui aurait choisi pour lui succéder un responsable lui-même soupçonné de corruption, le patron du Parti du mouvement démocratique brésilien, Michel Temer.
 
Au Yemen, la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite a lancé hier de nouveaux raids contre les rebelles. Trois jours après la suspension par l'ONU de pourparlers de paix qui se tenaient au Koweït depuis plus de trois mois sans progrès tangible, les hostilités ont finalement repris. D’après le quotidien panarabe basé à Londres, Asharq Al Awsat, l’actuel gouvernement yéménite, en exil à Ryad,  accuse les rebelles de s'être livrés à une «escalade militaire» pour faire échouer les négociations, condamnant la formation par les Houthis, suspectés d’être soutenus par l’Iran, et leurs alliés, les partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, d'un «Conseil supérieur» pour gouverner le pays. D’après L’Humanité, la suspension des négociations au Koweït «a été le feu vert à de nouveaux combats meurtriers dans lesquels la coalition (dirigée par l’Arabie saoudite) s’est engouffrée aussitôt». L’Huma dénonce l’officialisation, hier matin par les États-Unis, de la vente au royaume saoudien de 150 nouveaux chars accompagnés d’une centaine de mitrailleuses lourdes et l’annonce, la veille, de la vente de 30 hélicoptères français Caracal à l’armée koweïtienne, elle aussi partie prenante de la coalition arabe – les Etats-Unis et la France étant accusés d’alimenter un conflit qui a débuté en 2014, et fait jusqu’à présent plus de 6 400 morts et presque 3 millions de déplacés. Le pronostic du spécialiste François Frison-Roche dans La Croix est assez pessimiste. Selon ce chercheur au CNRS, la difficulté, c’est que chacun, dans ce conflit, reste «campé sur ses positions».
 
Tout autre chose, pour terminer. Je vous présente le nouveau célibataire le plus convoité outre-Manche. Il s’appelle Hugh Grosvenor, et il est le fils aîné de feu le duc de Wesminster, décédé mardi. Cette disparition vient de le propulser le bambin de 25 ans à la tête d’une fortune estimée à presque 10 milliards d’euros, la troisième fortune du Royaume-Uni, d’après The Sun, qui raconte que Hugh Grosvenor est désormais l’heureux propriétaire, entre autres, d’une centaine d'hectares à Belgravia, l'un des quartiers les plus chers de Londres, juste à côté du palais de Buckingham.
 
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