SYRIE

L’EI enlève 2 000 civils en fuyant Minbej, dans le nord de la Syrie

Chassée de la ville, l'organisation État islamique a planté son drapeau sur la route de Minbej dans le nord de la Syrie.
Chassée de la ville, l'organisation État islamique a planté son drapeau sur la route de Minbej dans le nord de la Syrie. Delil Souleiman, AFP

Les jihadistes du groupe État islamique ont enlevé 2 000 civils au moment de quitter Minbej. Les Forces démocratiques syriennes avaient lancé le 31 mai une offensive pour reprendre cette ville stratégique du nord de la Syrie.

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La ville de Minbej, dans le nord de la Syrie, a été libérée, vendredi 12 août, des derniers combattants de l’organisation État islamique (EI) par les Forces démocratiques syriennes (FDS), composées de troupes arabes et kurdes formées par les États-Unis. Mais en fuyant la ville, les jihadistes ont enlevé environ 2 000 personnes, ont indiqué une ONG et une alliance antijihadistes.

>> À voir sur France 24 : "Syrie : Minbej, enjeu stratégique pour l'EI"

Selon Cherfane Darwich, porte-parole militaire des FDS, les jihadistes de l’EI ont utilisé les civils pris en otage "comme boucliers humains lors de leur retrait" vers la ville de Jarablous, un fief de l’organisation situé à une quarantaine de kilomètres au nord de Minbej, près de la frontière turque. L'alliance arabo-kurde a affirmé leur avoir proposé de se retirer en épargnant les civils, mais l'EI n'a pas réagi à leur offre.

Minbej était un bastion de l'EI sur sa route de ravitaillement entre la Turquie et sa capitale de facto en Syrie à Raqqa, plus à l'Est.

Des civils utilisés comme boucliers humains

Appuyées par les avions de la coalition internationale, dirigée par les États-Unis, les FDS avaient lancé le 31 mai leur offensive pour reprendre ce fief jihadiste. Des dizaines de milliers d'habitants avaient réussi à fuir la ville avant qu'elle ne soit complètement assiégée par les FDS, mais des dizaines de milliers d'autres avaient été pris au piège des combats.

Les FDS avaient affirmé que l'utilisation par les jihadistes d'habitants comme boucliers humains avaient retardé la prise de la ville, car elles voulaient éviter des victimes civiles.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, depuis le 31 mai, 437 civils ont été tués dont 105 enfants dans la ville et sa région. Parmi les civils, 203 ont péri dans les frappes de la coalition et le reste dans les combats. Durant la même période, 299 membres des FDS on péri, ainsi que 1 019 jihadistes, a ajouté l'ONG.

Avec AFP
 

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