IRAK

Irak : offensive kurde contre l'EI à 30 kilomètres de Mossoul

Des peshmergas sur le front près du village de Hasan Sham, à environ 45 kilomètres de Mossoul, en mai 2016.
Des peshmergas sur le front près du village de Hasan Sham, à environ 45 kilomètres de Mossoul, en mai 2016. Safin Hamed, AFP (archives)

Appuyés par des frappes aériennes de la coalition menée par les Américains, les peshmergas kurdes ont lancé dimanche une nouvelle attaque contre les jihadistes de l'organisation État islamique dans le nord de l'Irak, a annoncé un responsable kurde.

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Une offensive kurde contre l’organisation État islamique a été lancée dimanche 14 août à Wardak, à 30 kilomètres au sud-est de Mossoul, pour reconquérir dix villages sur la rive est du fleuve Khazr au nord de l'Irak, a annoncé un responsable kurde.

"Une opération militaire a été lancée ce matin (...) pour reprendre le contrôle de dix villages (...) et nous avons réussi pour l'heure à en récupérer six", a déclaré le colonel Muwaffaq Zebari à un journaliste de l'AFP présent sur la ligne de front. Le responsable kurde a précisé que l'opération terrestre avait bénéficié du soutien aérien de la coalition internationale conduite par les États-Unis. L'attaque a été lancée après d'intenses tirs de mortiers et des frappes aériennes, a confirmé un correspondant Reuters.

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Selon un officier des peshmergas ayant requis l'anonymat, sept membres des forces kurdes ont été tués dans les combats, un bilan qui n'a pas été officiellement confirmé.

L'avancée des forces kurdes à l'est de Mossoul dimanche s'intègre dans des opérations lancées depuis plusieurs semaines sur différents fronts.

Mossoul, la grande ville du nord de l’Irak, est tombée entre les mains de l'organisation jihadiste en juin 2014. Elle est la plus grande ville aux mains de l’EI.

Des signes d’affaiblissement de l’EI à Mossoul, selon Washington

Les combattants du groupe État islamique montrent des signes d'affaiblissement à Mossoul, avait affirmé il y a dix jours un porte-parole de la coalition conduite par Washington, le colonel Chris Garver. Des commandants exécutent leurs subordonnés qui "ont échoué au champ de bataille", avait-il alors affirmé, ajoutant que les chefs de l'EI n'étaient "pas satisfaits de là où ils en sont à Mossoul".

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Les jihadistes, inquiets de voir les habitants de la ville communiquer avec les forces de sécurité irakiennes, auraient aussi commencé à couper les accès à Internet. La même situation avait été observée à Falloujah et Ramadi avant que ces deux villes irakiennes ne soient reprises à l'EI, a affirmé le porte-parole.

Malgré tout, la reconquête de Mossoul attendue dans les mois à venir ne sera pas aisée, avait tempéré le militaire américain : "Nous nous attendons toujours à ce que quelque 5 000 combattants soient à l'intérieur de Mossoul. Nous nous attendons toujours à un dur combat".

Avec AFP et Reuters

 

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