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RD Congo : une trentaine de civils tués près de Beni

L'attaque du 14 août a eu lieu 72 heures après une visite du président congolais, Joseph Kabila.
L'attaque du 14 août a eu lieu 72 heures après une visite du président congolais, Joseph Kabila. Phil Moore, AFP

Au moins 35 civils ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans l'est de la République démocratique du Congo (RD Congo), théâtre de massacres depuis 2014. L'armée congolaise accusent des rebelles ougandais d'être à l'origine de la tuerie.

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Au moins une trentaine de civils ont été tués dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 août à Beni, ville de l'est de la République démocratique du Congo (RD Congo), théâtre de nombreux massacres depuis octobre 2014. Une tuerie que l'armée congolaise a attribuée à des rebelles venant d'Ouganda.

De présumés rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont tué "une trentaine de personnes. On vient de retrouver leurs corps" dans le quartier de Rwangoma, à la périphérie de Beni, a déclaré à l'AFP le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de l'armée. "La recherche de corps continue", a-t-il ajouté. Rebelles musulmans ougandais opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont présents dans l'est de la RD Congo depuis 1995.

"Consternation"

Cette attaque a eu lieu 72 heures après une visite du président congolais, Joseph Kabila, dans la région où il a promis de tout mettre en œuvre pour "imposer" la paix et la sécurité.

"Il y a déjà 35 corps ramenés à la morgue de l'hôpital de Beni, a déclaré de son côté Gilbert Kambale, président de la société civile de la ville de Beni. C'est de la consternation parce que le président de la République est passé par ici et voilà que nous sommes massacrés."

Pour le lieutenant Mak Hazukay, les ADF ont "contourné" les positions de l'armée "pour venir massacrer la population en guise des représailles" aux opérations militaires en cours dans la zone.

Région endeuillée

La ville et le territoire de Beni ont été endeuillés depuis octobre 2014 par une série de tueries ayant coûté la vie à plus de 600 civils. Le gouvernement congolais et la Monusco, la mission onusienne de maintien de la paix, accusent les ADF d'être responsables de ces massacres.

Cette version a été remise en cause par un récent rapport du Groupe d'étude sur le Congo de l'Université de New York, selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces massacres, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

Avec AFP

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