THAÏLANDE

Attentats en Thaïlande : la police privilégie la piste du "sabotage local" et exclut un "acte de terrorisme"

Un policier thaïlandais contrôlant un passant après la série d'explosions survenues dans des stations balnéaires du pays.
Un policier thaïlandais contrôlant un passant après la série d'explosions survenues dans des stations balnéaires du pays. Munir Uz Zaman, AFP

Les récents attentats meurtriers perpétrés dans des stations balnéaires thaïlandaises ont "un lien politique", ont indiqué les enquêteurs dimanche. Trois personnes ont été interpellées, dont un meneur de l'opposition selon certains médias.

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Les attaques à la bombe et les incendies criminels qui ont fait quatre morts et des dizaines de blessés dans le sud de la Thaïlande étaient "de toute évidence liés", a annoncé la police thaïlandaise, dimanche 14 août.

Plusieurs bombes ont explosé jeudi et vendredi matin dans trois sites touristiques et plusieurs villes du sud de la Thaïlande. "Ces actions ont été entreprises par un groupe dans plusieurs zones simultanément, suivant les ordres d'un seul individu", a déclaré à des journalistes Pongsapat Pongcharoen, adjoint au chef de la police nationale.

Par ailleurs, trois individus présentés comme de potentiels suspects étaient interrogés dimanche dans le cadre de l'enquête sur ces attentats meurtriers. "Deux personnes ont été arrêtées pour être interrogées au sujet de Hua Hin", station balnéaire frappée par deux doubles explosions ayant fait deux morts, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police, Piyapan Pingmuang, se refusant pour l'heure à employer le mot "suspects".

"Et une personne est en état d'arrestation à Nakhon Si Thammarat", dans le sud du pays, a-t-il ajouté sans donner plus de détails sur les personnes interrogées. La presse locale indique que l'homme interrogé à Nakkon Si Thammarat est un meneur des Chemises rouges, mouvement de soutien aux ex-Premiers ministres Thaksin et Yingluck Shinawatra. La police ne le confirme pas pour l'heure.

Un "sabotage local, pas d'actes de terrorisme"

"Nous travaillons actuellement sur des preuves menant aux suspects... Il y a vraisemblablement un lien avec la politique", a seulement accepté de reconnaître le porte-parole de la police. "Notre enquête progresse. Nous savons qui est derrière" cette série d'explosions de bombes artisanales, a-t-il insisté. "Je réaffirme qu'il s'agit de sabotage local, pas d'actes de terrorisme. Nous n'avons pas de terrorisme en Thaïlande", a-t-il assuré.

Au total, entre jeudi et vendredi, 11 bombes ont explosé à travers cinq provinces du sud de la Thaïlande, notamment dans les stations balnéaires de Hua Hin et de Phuket, faisant quatre morts dans ce pays très touristique. Parmi les blessés, dix sont des touristes étrangers.

Entre autres pistes évoquées par les analystes figure celle d'un acte de colère de partisans de Thaksin et Yingluck Shinawatra, excédés par le climat de répression politique depuis deux ans que la junte militaire est au pouvoir. La famille Shinawatra a condamné l'attentat et demandé à ce que la lumière soit faite.

Avec AFP et Reuters

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