ZAMBIE

Zambie : le président sortant réélu dès le premier tour, son rival conteste les résultats

Le président zambien Edgar Lungu lors d'un meeting à Lusaka, le 10 août 2016.
Le président zambien Edgar Lungu lors d'un meeting à Lusaka, le 10 août 2016. Gianluigi Guercia, AFP

Le président zambien Edgar Lungu a été réélu dès le premier tour de l'élection présidentielle, devançant de plus de deux points son principal rival Hakainde Hichilema. Celui-ci compte déjà contester devant la justice ces résultats.

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Selon les résultats annoncés, lundi 15 août, par la Commission électorale zambienne, le président sortant Edgar Lungu du Front patriotique (PF) a été réélu dès le premier tour.

Avec plus de 100 000 voix d'avance (1 860 877 contre 1 760 347), Edgar Lungu l'emporte sur Hakainde Hichilema, le candidat du Parti uni pour le développement national (UPND).

"Nous comptons porter cette affaire devant la justice [...] pour contester les résultats de l'élection car nous avons des preuves de manipulation des chiffres", a indiqué devant la presse Jack Mwiimbu, un cadre de l'UPND.

"Des pleurnichards"

Des accusations aussitôt rejetées par le parti du président réélu. "Ce sont des pleurnichards qui se plaignent à chaque fois qu'il y a une élection. Nous leur avons donné une leçon et c'est la fin de l'UPND", a affirmé Davis Chama le secrétaire général du PF, qui a débouché plusieurs bouteilles de champagne à l'annonce des résultats, selon un journaliste de l'AFP.

Dans la capitale Lusaka, des concerts de klaxons et de vuvuzelas ont salué la victoire d'Edgar Lungu. La police anti-émeute a été déployée sur les grandes artères de la capitale, alors que plusieurs analystes craignent des violences après une campagne tendue, qui a fait au moins trois morts dans des affrontements entre PF et UPND.

Edgar Lungu, 59 ans, est donc confirmé dans ses fonctions, 18 mois seulement après son accession au pouvoir. Il avait été élu en janvier 2015, devançant déjà d'une courte tête Hakainde Hichilema, après une élection anticipée pour désigner un président le temps d'achever le mandat de Michael Sata, décédé de maladie en octobre 2014.

Avec AFP et Reuters

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