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Dans la presse

"Bure, ou la faillite du nucléaire"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, lundi 15 août, la mobilisation des opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires sur le site de Bure, dans l’est de la France, les violences inter communautaires de ce week-end en Corse, la pèlerinage sous haute sécurité de Lourdes. Et le boom des retraites spirituelles

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On commence cette revue de presse française avec la mobilisation, hier, des opposants au projet d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure, dans l’est de la France.
 
D’après Libération, des centaines de militants ont tenté de mettre à terre le mur construit autour du site par l’Agence nationale pour l’enfouissement des déchets radioactifs, l’Andra. «Un combat sort de terre», annonce Libé, qui raconte que le projet auquel s’oppose le collectif «Sauvons la forêt», qui rassemble plusieurs groupes et associations, est en gestation depuis deux décennies, et prévoit d’enterrer à 500 mètres sous terre à la fois les déchets radioactifs et ceux ayant la durée la plus longue du parc nucléaire français. La mise en service est prévue pour 2025, pour un coût qui oscille entre 25 et 40 milliards d’euros, selon Libération, qui explique que les opposants à l’enfouissement des déchets radioactifs s’inquiètent de la «potentielle dangerosité des émanations de gaz qui remonteront à la surface, la contamination des nappes phréatiques, ou encore, l’évolution de ces déchets» - des inquiétudes légitimes, selon le journal, pour qui le projet de Bure incarne «la faillite de la filière nucléaire française» - une filière qui se serait «débrouillée pour que la question du coût et de la faisabilité du démantèlement et des déchets soit léguée aux générations futures, espérant que l’évolution de la technologie permettrait d’y faire face». «Alors que l’argument massue de la filière nucléaire était le coût incroyablement bas de l’électricité en France, assène Libé, on va bientôt réaliser que celle-ci, au final, n’est pas si bon marché (et que) le stockage des déchets est sans doute la question la plus angoissante de toutes car, en gros, il n’y a aucune bonne solution».
 
Il est aussi beaucoup question, ce matin, de la «rixe» violente qui a opposé des familles musulmanes à d’autres habitants de Sisco, un village de Haute-Corse, samedi. Beaucoup de questions subsistent sur ce qui a déclenché la bagarre. Selon le Parisien, la situation aurait dégénéré après que des jeunes gens du village se seraient mis à photographier, à la plage, des femmes en train de se baigner vêtues et voilées, en burkini, selon plusieurs témoins. Ces jeunes auraient ensuite été pris à partie et agressés. Leurs proches et d’autres seraient ensuite venus leur prêter main forte. Cette rixe a-t-elle un rapport avec la polémique qui a éclaté la semaine dernière sur l’interdiction du port du burkini à la plage? Le Parisien ne le dit pas, mais le journal rappelle le contexte tendu depuis plusieurs mois en Corse, plus précisément depuis Noël, lorsque des pompiers avaient été agressés dans un quartier d’Ajaccio, ce qui avait déclenché un mouvement de représailles contre la communauté maghrébine. Des membres d’un groupuscule identitaire corse, Vigilance nationale corse, dissous depuis, avaient été soupçonnés d’en être à l’origine.
 
A Lourdes, la sécurité a été renforcée autour du sanctuaire, vers lequel des milliers de pèlerins ont convergé pour les célébrations de l’Assomption. Quelques semaines après l’assassinat du père Hamel à Saint-Etienne-du-rouvray, 508 policiers, gendarmes, militaires et agents de sécurité privée, ont été déployés, alors que la menace terroriste «reste extrêmement élevée», selon le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, cité par le Monde, qui rapporte que la maire de Lourdes affirme  n’avoir «jamais imaginé de supprimer le pèlerinage», malgré les pressions en ce sens. «On nous a prévenus que la maire serait considérée responsable si quelque chose arrivait dans la ville», raconte son adjoint à la sécurité, qui assure que la maire a été avertie qu’il y avait cinq magistrats d’astreinte, pour juger tout de suite de (ses) responsabilités s’il se (passait) quelque chose». «Si ça pète, on est morts. Toute notre économie repose sur le tourisme cultuel», justifie-t-il. Lourdes est la deuxième ville hôtelière de France, après Paris.
 
L’industrie du tourisme connaît un véritable boom dans un secteur assez inattendu - mais pas si surprenant, finalement, au regard ce qu’on vient d’évoquer: le boom des retraites spirituelles, d’après le Parisien, qui raconte que les Français sont de plus en plus nombreux à tenter l’expérience.
 
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