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JO-2016 : à Rio, l'Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou refuse de rester au pied du podium

L'athlète ivoirienne Marie-Josée Ta Lou lors du meeting de Londres, le 23 juillet 2016.
L'athlète ivoirienne Marie-Josée Ta Lou lors du meeting de Londres, le 23 juillet 2016. Ben Stansall, AFP

Quatrième lors de la finale du 100 m, l'Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou compte bien se rattraper sur le 200 m. Qualifiée pour les demi-finales avec le meilleur chrono, la sprinteuse tutoie cette année les plus grandes championnes.

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Mise à jour : la sprinteuse Marie-Josée Ta Lou a également pris la quatrième place lors de la finale du 200 m. Même si elle a battu le record de Côte d’Ivoire en 22 secondes et 21 centièmes, elle a été devancée par l’Américaine Tori Bowie (22''15), 3e derrière la Jamaïcaine Elaine Thompson (21''78) et la Néerlandaise Dafne Schippers (21''88).

À Rio, samedi 13 août, Marie-Josée Ta Lou a frôlé l’exploit. En finale du 100 m, l’Ivoirienne a échoué au pied du podium pour un millième, juste derrière la double tenante du titre, la Jamaïcaine Shelly Ann Fraser-Price. C’est la photo finish qui a finalement départagé les deux femmes pour le bronze.

Particulièrement déçue de ne pas avoir réussi à apporter la deuxième médaille olympique de l’histoire de la Côte d’Ivoire, la sprinteuse avait demandé pardon à son peuple après la course au micro de RFI : "C’est dur, c’est une grosse épreuve pour moi. Si j’avais terminé dernière… Mais là, cela ne se résume à rien. Avoir été si proche, c’est une grosse douleur".

La déception de Londres

Mais l’athlète a bien vite ravalé son immense frustration. Lundi, elle a réussi à se remobiliser pour l’épreuve du 200 m. Lors des qualifications, elle a réalisé le meilleur chrono en 22.31 s, signant ainsi le meilleur temps de la saison et décrochant facilement sa place pour les demi-finales qui se déroulent dans la nuit de mardi à mercredi.

Sur cette distance, elle va retrouver sa compatriote et grande rivale Murielle Ahouré. En 2012, c’est cette dernière qui était la seule à avoir eu son billet pour les Jeux olympiques. "J’avais réussi les minima B sur 200 m. Mais au dernier moment, les autorités de mon pays m’ont dit que je ne pouvais pas y aller. Mon ministère m’a dit que Murielle avait déjà réalisé les minima A et que les organisateurs ne me prenaient pas en charge. Du coup j’ai dû rester à la maison", avait-elle raconté à RFI. "Cette histoire me pèse encore, mais ça fait presque quatre ans maintenant."

Du foot à la piste

Tout au long de sa carrière, Marie-Josée Ta Lou a ainsi connu plusieurs désillusions. Au départ, la jeune femme ne se prédestinait d’ailleurs pas à l’athlétisme. Elle préférait le football, mais son frère, craignant qu’elle devienne un garçon manqué, lui a conseillé le sprint sur le tard : "Un jour, je suis allée à une détection, pieds nus et sans entraînement. J’ai battu toutes les filles qui s’entraînaient depuis longtemps J’avais dû courir le 200 mètres en 26 secondes".

Son talent est vite repéré. En 2010, la Fédération ivoirienne d’athlétisme lui offre une bourse pour aller s’entraîner en Chine. Mais l’expérience n’est pas concluante. "C’était un peu difficile. Il fallait tâtonner entre les études et le sport", avait-elle expliqué sur le site de la télévision IvoirTV. Au bout de deux ans, elle est de retour sur le continent africain.

Depuis, la sprinteuse s’entraîne à Dakar, au Sénégal, aux côtés de son entraîneur ivoirien Anthony Koffy. Un choix qui s’est révélé payant. Depuis plusieurs mois, Marie-Josée Ta Lou fait jeu égal avec les plus grandes. En 2016, elle a notamment battu Shelly Ann Fraser-Price sur 100 m au meeting de Londres en descendant pour la première fois sous les 11 secondes et est devenue championne d’Afrique du 200 m à Durban, en Afrique du Sud.

Mais dans son esprit, une seule échéance compte vraiment, comme elle l’a écrit sur son site officiel : "Dans la vie de tout athlète de haut niveau mondial, la compétition la plus en vue et non des moindres, est et reste, jusqu’à preuve du contraire les Jeux olympiques".

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