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Syrie : depuis une base en Iran, des bombardiers russes frappent des cibles jihadistes

Un bombardier russe Su-34 atterrissant dans la base militaire de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie en décembre 2015.
Un bombardier russe Su-34 atterrissant dans la base militaire de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie en décembre 2015. Paul Gypteau, AFP

Des bombardiers russes ont frappé mardi des positions jihadistes en Syrie après avoir décollé pour la première fois d'une base aérienne située dans le nord-ouest de l'Iran.

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C’est une première : mardi 16 août, des bombardiers russes ont décollé d'une base aérienne située dans le nord-ouest de l'Iran pour frapper des cibles jihadistes en Syrie, a annoncé le ministère russe de la Défense.

"Mardi 16 août, des bombardiers Tu-22M3 et Su-34 ont décollé, armés, de l'aérodrome de Hamedan en Iran et ont frappé des cibles des groupes terroristes État islamique et Front al-Nosra dans les régions d'Alep, Deir Ezzor et Idlib", a indiqué le ministère russe, qui a publié une vidéo sur son compte Twitter pour l'occasion.

Ces frappes ont permis, selon le ministère de la Défense, la destruction de "cinq grands dépôts d'armes et de munitions" et de camps d'entraînement à Deir Ezzor, Saraqeb dans la région d'Idlib et à Al-Bab, une ville tenue par l'organisation État islamique dans la région d'Alep. Les avions russes ont également frappé trois centres de commandement dans les régions de Jafra et Deir Ezzor, éliminant "un grand nombre de combattants", selon le communiqué.

La Russie intervenait jusque-là surtout depuis l'aérodrome militaire de Hmeimim, dans la province de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie, ou via des frappes depuis des navires en mer.

>>> A lire sur France 24 : "Syrie : les forces rebelles renversent la situation à Alep"

Moscou et Téhéran, alliés du régime syrien

La Russie et l'Iran sont les deux grands alliés du régime syrien de Bachar al-Assad, qu'ils soutiennent politiquement, financièrement et militairement contre les rebelles et les jihadistes. Lundi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, s'était d’ailleurs rendu à Téhéran, où il a été reçu par le chef de la diplomatie iranienne Mohammand Javad Zarif pour évoquer notamment le conflit syrien.

Le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou a par ailleurs affirmé lundi que Moscou et Washington étaient proches d'un accord sur une coopération militaire à Alep, ville-clé du conflit syrien où s'affrontent les forces de Damas et les rebelles. L’information n'a pas été confirmée par les États-Unis.

Avec AFP

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