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La Turquie révoque des milliers de fonctionnaires par décret

Le palais de justice d'Istanbul.
Le palais de justice d'Istanbul. Bulent Kilic, AFP

Le gouvernement turc a fait paraître mercredi deux décrets révoquant plus de 2000 policiers, des centaines de militaires et des membres de l'autorité nationale des télécommunications en lien avec le putsch manqué du 15 juillet.

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La purge admistrative se poursuit en Turquie. Le gouvernement a fait paraître mercredi 17 août deux décrets au Journal offficiel révoquant plus de 2 000 policiers ainsi que des centaines de militaires et de membres de l'autorité nationale des technologies de l'information et de la communication (BTK) en lien avec le putsch manqué du 15 juillet. Ces mesures, qui s'inscrivent dans le cadre de l'état d'urgence, instituent également la fermeture de l'autorité des télécommunications (TIB).

Dans le même temps, la Turquie va libérer 38 000 prisonniers condamnés pour des faits s'étant produits avant le 1er juillet, donc avant le putsch raté de la mi-juillet, a annoncé lundi le ministre de la Justice Bekir Bozdag, apparemment pour désengorger les prisons turques.

Plus de 35 000 personnes arrêtées

Les fonctionnaires renvoyés, dont 2 300 policiers, une centaine de militaires et 196 employés de la BTK, sont accusés de liens avec l'imam Fethullah Gülen, prédicateur exilé aux États-Unis qu'Ankara accuse d'avoir orchestré la tentative de coup d'État.

En un mois de purges, des milliers de membres des forces de sécurité ont été limogés, et l'État a fait fermer des milliers d'écoles, d'associations et d'entités diverses.

Parallèlement aux dizaines de milliers de fonctionnaires suspendus ou révoqués, plus de 35 000 personnes ont été interpellées, dont la moitié environ ont été officiellement arrêtées et placées en détention provisoire.

Face à cet accroissement de la population carcérale, le gouvernement a pris mercredi un autre décret réformant le régime de liberté conditionnelle. Sur son compte Twitter, le ministre de la Justice, Bekir Bozdag, précise que 38 000 prisonniers devraient en bénéficier.

Turquie : "des milliers de Turcs placés en détention provisoire dans l'attente de leur procès

Interdiction du pro-kurde Özgür Gündem

Un tribunal turc d'Istanbul a par ailleurs décidé d'interdire de manière provisoire la parution du journal pro-kurde Özgür Gündem pour propagande du Parti des travailleurs du Kurdistan (PPK), en lutte armée contre l'Etat turc, a rapporté l'agence de presse pro-gouvernementale Anadolu.

Aussitôt après, la police a investi le siège du journal dans le quartier stambouliote de Beyoglu, procédant à plusieurs interpellations parmi ses journalistes, dont le rédacteur en chef, Zana Kaya, mais aussi d'autres membres de la presse qui couvraient l'événement, selon les témoignages postés sur les réseaux sociaux.

La cour stambouliote a jugé que le quotidien agissait comme "le porte-voix" de la rébellion kurde qui a repris l'été dernier après une accalmie de plus de deux ans. 70 journalistes ont été placés en détention depuis ce coup de force.

Reuters et AFP

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