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La Finlande veut devenir le premier pays à utiliser des bus autonomes dans la circulation

La Finlande veut que les bus autonomes rejoignent son réseau de transports publics.
La Finlande veut que les bus autonomes rejoignent son réseau de transports publics. Alain Herzog, EPF

La Finlande va tester des bus autonomes dans le trafic routier de la capitale Helsinki. Si les essais sont concluants, le pays compte s'appuyer sur cette technologie pour compléter le réseau de transports publics de ses grandes villes.

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Et si tous les matins, au lieu de lancer un "bonjour" tonitruant au chauffeur de bus qui nous emmène à notre lieu de travail, on se retrouvait à saluer un volant vide ? Les Finlandais vont devoir s'habituer à ce scénario un peu dérangeant puisque le pays veut équiper son réseau de transports publics de bus autonomes.

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L'été 2016 est le début d'une nouvelle étape dans la marche vers les transports publics autonomes. Trois bus électriques sans chauffeurs, capables de transporter neuf personnes, ont été déployés dans les trois plus grandes villes finlandaises : Helsinki, la capitale, Espoo et Tampere. Et c'est la société française EasyMile, basée à Toulouse, qui produit ces petites navettes.

Dans le quartier de Hernesaari, dans le sud d'Helsinki, ces bus circulent en conditions réelles au milieu de voitures conduites par des automobilistes pressés, de motos aux comportements pas toujours prudents ou de piétons loin d'être irréprochables. Un environnement qu'Harry Santamala, le responsable des tests, qualifie de "difficile" sur le site de Yle, la radio-télévision publique finlandaise.

Jusqu'ici les tests de Metropolia, l'université de sciences appliquées du pays qui gère le projet, avaient lieu dans la ville de Vantaa, à proximité d'Helsinki. Cependant les bus n'étaient pas "lâchés" dans la circulation, mais seulement sur des routes fermées aux autres véhicules.

Si les tests étaient concluants, ces bus autonomes n'auraient pas vocation à remplacer les transports publics existants. "Leur but est de compléter, non de remplacer. Par exemple, nous pourrions les utiliser comme un réseau secondaire renforçant les grands bus et le métro, un peu comme Kutsuplus [NDLR : une sorte de Uber finlandais mais relevant du service public]", explique Harry Santamala.

La France s'intéresse aussi aux bus autonomes

Si les rames automatiques de métro sont déjà une banalité dans plusieurs villes de France, ce n'est pas encore le cas pour les bus autonomes. Pour le grand public, la technologie arrivera dans l'Hexagone le 3 septembre prochain à Lyon. Jusqu'ici, elle n'était testée que dans des sites militaires.

Deux navettes électriques d'une quinzaine de places de la société française Navya seront mises en place dans le 2e arrondissement de Lyon. Elles effectueront des allers-retours sur une route de 1,3 kilomètres fermée à la circulation publique.

Mais dans la course aux transports publics autonomes, la Finlande a une longueur d'avance : ses lois autorisent des véhicules sans chauffeur à rouler sur la chaussée. En France, c'est encore illégal mais cela pourrait changer sous peu : Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, de l’Énergie et de la Mer, a présenté le 3 août une ordonnance autorisant leur déploiement sur les routes de l'Hexagone. On attend juste sa parution au Journal officiel.

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