JUSTICE

Après s’être vu refuser une libération conditionnelle, Jacqueline Sauvage renonce à faire appel

Jacqueline Sauvage (à gauche), lors de son procès en appel.
Jacqueline Sauvage (à gauche), lors de son procès en appel. France 24, capture d'écran

Condamnée à dix ans de réclusion pour le meurtre de son mari violent, Jacqueline Sauvage, a renoncé à faire appel après le refus de la justice de lui accorder une libération conditionnelle.

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Jacqueline Sauvage renonce à faire appel après s’être vu refuser une libération conditionnelle vendredi dernier. C'est ce qu'ont fait savoir, jeudi 18 août, les avocates de celle qui a été condamnée à dix ans de réclusion pour le meurtre de son mari violent. Elle est "épuisée de l'acharnement judiciaire à son encontre", ont précisé Me Nathalie Tomasini et Janine Bonaggiunta.

Jacqueline Sauvage, 68 ans, a été condamnée en appel en décembre 2015 à dix ans de prison par la cour d'assises du Loir-et-Cher pour le meurtre de son mari, qui la battait depuis des années et avait violé ses filles. Devenue le symbole des violences conjugales, elle avait été partiellement graciée par François Hollande le 31 janvier, ce qui lui permettait de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle. Mais le 12 août, le tribunal d'application des peines (TAP) de Melun, en Seine-et-Marne, a refusé de lui accorder une libération conditionnelle.

"Elle n'est pas dans cet état d'esprit"

Jacqueline Sauvage "pourra déposer une nouvelle demande de libération conditionnelle si elle le souhaite", a précisé la procureure de Melun, Béatrice Angelelli. Mais, "à ce jour, notre cliente n'est pas dans cet état d'esprit", ont souligné ses avocates.

Dans sa décision de rejeter sa demande de libération conditionnelle, le TAP de Melun avait reproché à Jacqueline Sauvage "de ne pas assez s'interroger sur son acte", selon ses avocates. Le TAP avait précisé que Jacqueline Sauvage "ne pouvait prétendre vivre à proximité des lieux des faits, dans un environnement qui, compte tenu des soutiens dont elle bénéficie, et de la médiatisation des faits, risquerait de la maintenir dans une position victimaire".

Avec AFP

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