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Il y a 300 ans, un type a caché ses chaussures dans les murs de l'université de Cambridge pour se protéger des esprits

L'université de Cambridge.
L'université de Cambridge. Getty Images

Une paire de chaussures vieille de 300 ans a été retrouvée dans un des collèges de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni. Pendant toutes ses années, elle aurait servi de talisman protecteur contre les mauvais esprits.

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En Angleterre, il n’y pas que Harry et Hermione qui font des trucs magiques dans les dortoirs. Alors qu’ils installaient un câble électrique dans une des pièces du St John’'s college, le personnel de maintenance de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, est tombé sur des souliers magiques vieux de 300 ans.

Ils étaient là, entre une cheminée et une fenêtre, attendant tranquillement que quelqu’un les sorte enfin de leurs quatre murs.

Les chaussures usées, meilleure arme contre les mauvais esprits

S’il faut bien avouer que les dits godillots en cuir ressemblent plus aux vieux chaussons du grand-père qu’à des Louboutins, ils ont pourtant une signification historique bien particulière. Dans un communiqué, Richard Newman, archéologue à l’Université de Cambridge, a expliqué que la paire était probablement utilisée comme talisman protecteur contre les mauvais esprits par les habitants des lieux.

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Les chaussures de 24 centimètres de long – soit un bon 39 – auraient même pu appartenir à un propriétaire de choix : le doyen de l’université, qui séjournait dans la résidence où la paire a été retrouvée. "Étant donné sa localisation, il est très probable qu’elle ait été placée là pour protéger le doyen de l’université. Il pourrait même s’agir de ses propres chaussures", écrit l’archéologue.

Dans son communiqué, l’université rappelle que les pratiques populaires de magie était monnaie courante en Angleterre entre le XVIème et le XIXème siècle. Quelques dizaines de chaussures ont déjà été retrouvées dans des monastères, des asiles psychiatriques et des églises à travers tout le pays, aux côtés d’autres "pièges à esprits" un peu moins cool. Eh oui, pour se protéger du mauvais œil on cachait aussi dans les murs des crânes de chevaux, des cadavres de chats et des bouteilles remplies d’urine.

Et si l’on en croit la légende, les souliers n’auraient pas fait un si bon job que ça : le fantôme d'un ancien pensionnaire, James Wood, aurait été aperçu à de nombreuses reprises, étudiant à la lueur d'une bougie près des escaliers du bâtiment. 

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