Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Miss Terre : la Libanaise disqualifiée à cause d'un cliché

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Disparition de Jamal Khashoggi : menaces sur la presse

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts d'Arthur Jugnot

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Art contemporain en banlieue : "Ce qui nous intéresse, c'est la mixité du public"

En savoir plus

#ActuElles

Élections de mi-mandat aux Etats-Unis : un nombre record de femmes candidates

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le casse-tête de la frontière irlandaise

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Burn-out : les absurdités du management moderne

En savoir plus

TECH 24

Femmes dans la tech : comment briser le "clic" de verre

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La pêche, une tradition familiale au Grau-du-Roi

En savoir plus

SPORT

JO-2016 : l'Éthiopien Feyisa Lilesa, médaillé d'argent du marathon, proteste au péril de sa vie

© Olivier Morien, AFP | L'Ethiopien Feyisa Lilesa a été médaillé d'argent du marathon des jeux Olympiques.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/08/2016

L'Éthiopien Feyisa Lilesa, médaillé d'argent du marathon des JO de Rio, a franchi la ligne d'arrivée les bras croisés au-dessus de sa tête, en signe de protestation contre la politique menée par le gouvernement de son pays.

Cela restera l’une des images marquantes des Jeux olympiques de Rio. Sur la ligne d’arrivée du marathon, dimanche 21 août, l’Éthiopien Feyisa Lilesa, deuxième de l’épreuve, a terminé sa course avec les bras croisés au-dessus de sa tête, comme si les mains étaient menottées.

En conférence de presse, le médaillé d’argent a expliqué son geste : il a voulu protester contre la politique menée par le gouvernement éthiopien à l'encontre des Oromos, une ethnie du pays. "Depuis neuf mois, un millier de personnes ont été tuées", a-t-il affirmé.

"J'ai des proches en prison au pays. Si vous parlez de démocratie, ils vous tuent. Si je retourne en Éthiopie, peut-être qu'ils vont me tuer, ou me mettre en prison", a-t-il déclaré. "C'est très dangereux dans mon pays. Peut-être que je devrais aller dans un autre. Je manifestais pour tous les gens qui ne sont pas libres", a-t-il insisté tout en renouvelant son geste à la fin de la conférence de presse.

Les Oromos, les laissés-pour-compte du développement éthiopien

Craignant pour sa vie, le marathonien envisage de rester quelques temps au Brésil, en espérant obtenir plus tard un visa pour rejoindre le Kenya ou les États-Unis.

En Éthiopie, les Oromos manifestent régulièrement depuis novembre 2015 contre un projet d'appropriation de terres, abandonné depuis. Plusieurs dizaines de manifestants ont été tués début août dans les régions Oromo (centre et ouest) et Amhara (nord).

D'autres ethnies manifestent également en ce moment dans le pays, une contestation qui vient remettre en cause le fonctionnement du fédéralisme ethnique, un modèle censé accorder une représentation et la possibilité de s'auto-administrer à la multitude d'ethnies qui composent l'Éthiopie.

Avec AFP

Première publication : 22/08/2016

  • ÉTHIOPIE

    La colère des Oromos, laissés-pour-compte du développement éthiopien

    En savoir plus

  • ÉTHIOPIE

    Éthiopie : une centaine de morts dans la répression des manifestations antigouvernementales

    En savoir plus

  • RIO-2016

    JO-2016 : l'Éthiopienne Almaz Ayana, la libellule de l'athlé sous le feu de la suspicion

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)