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Le Parlement libyen refuse d'accorder sa confiance au gouvernement d'union nationale

Des membres du gouvernement d'union nationale (GNA), rassemblés le 11 juillet à Tripoli.
Des membres du gouvernement d'union nationale (GNA), rassemblés le 11 juillet à Tripoli. Mahmud Turkia, AFP

Les députés libyens ont refusé lundi d'accorder leur confiance au gouvernement d'union nationale (GNA). Le Parlement, basé à Tobrouk, est reconnu par la communauté internationale, mais soutient un exécutif rival, basé à Baïda, à l'est du pays.

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Le Parlement libyen n’a pas accordé sa confiance au gouvernement d'union nationale (GNA) lundi 22 août, selon un porte-parole de cette Assemblée basée dans l'est du pays et proche d'une autorité rivale au GNA, tout en donnant au Premier ministre Fayez al-Sarraj une "dernière chance" pour qu'il propose un nouveau cabinet.

Il s'agit d'un coup dur pour le GNA, en quête depuis des mois d'une légitimité susceptible de l'aider à asseoir son autorité sur l'ensemble du pays et mener à bien l'énorme chantier pour sortir la Libye du chaos dans lequel elle se trouve depuis la chute du colonel Mouammar Kadhafi en 2011.

"La majorité des députés présents à la séance du Parlement aujourd'hui ont refusé d'accorder leur confiance au gouvernement", a déclaré à l'AFP Adam Boussakhra, porte-parole du Parlement.

Sur les 101 membres du Parlement présents (sur un total de 198), 61 députés ainsi que le président de cette instance, Aguila Saleh, ont voté contre la motion de confiance, un seul en faveur et 39 se sont abstenus, selon un communiqué paru sur le site du Parlement.

Le Parlement, basé à Tobrouk, est reconnu par la communauté internationale mais soutient un exécutif rival, basé à Baïda (est).

Issu d'un accord interlibyen parrainé par l'ONU et signé en décembre 2015 au Maroc, le GNA gère les affaires courantes, mais peine à asseoir son autorité à l'échelle de tout le pays, notamment en raison de l'opposition de cette autorité politique rivale.

Sur le plan de la sécurité, le GNA, basé à Tripoli, a toutefois réussi à rassembler des forces en vue de chasser de Syrte (450 km à l'est de Tripoli) l'organisation État islamique (EI).

Depuis le début de cette offensive le 12 mai, les forces progouvernementales ont réussi à s'emparer d'une grande partie de la ville.

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