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Téhéran annonce la fin des raids russes en Syrie au départ de l'Iran

Un avion de chasse russe stationné sur le tarmac d'une base aérienne en Syrie (archives).
Un avion de chasse russe stationné sur le tarmac d'une base aérienne en Syrie (archives). Vadim Grishankin, AFP

L'Iran a annoncé, lundi, l'arrêt des raids menés par la Russie en Syrie à partir d'une de ses bases. Le ministre iranien de la Défense avait d'ailleurs critiqué l'allié russe pour avoir communiqué sur cet événement.

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La Russie a cessé d'utiliser une base aérienne iranienne pour mener des raids en Syrie, a annoncé, lundi 22 août, un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. "L'armée russe n'a aucune base en Iran et elle n'y stationne pas", a tenu à clarifier Bahram Qasemi, cité par l’agence de presse Tasnim.

Des bombardiers à long rayon d'action Tupolev-22M3 et des bombardiers tactiques Soukhoï-34 avaient décollé la semaine dernière de la base aérienne d'Hamadan, dans le nord-ouest de l'Iran, pour bombarder des positions de l'organisation État islamique (EI) et des jihadistes de l'ancien Front Al-Nosra à Alep, Idlib et Deir Ezzor en Syrie.

Ces raids faisaient partie d'une "mission précise et autorisée et elle est maintenant terminée. [Les Russes] ont mené ces raids et ils sont partis", a souligné de son côté le ministre de la Défense Hossein Dehghan dans une interview à la télévision iranienne Channel 2, diffusée dimanche soir.

Jamais depuis la révolution islamique de 1979, Téhéran n’avait autorisé une armée étrangère à utiliser son territoire pour mener des missions dans la région.

Des parlementaires iraniens avaient d'ailleurs protesté contre ce développement retentissant qui a mis en lumière le degré de coopération entre les deux puissances alliées du régime du président Bachar al-Assad. Selon eux, une telle autorisation allait à l'encontre de la Constitution de la République islamique. 

Téhéran tance son allié russe

Si le gouvernement iranien a réfuté cet argument, dimanche, il a toutefois critiqué son allié russe pour avoir révélé l'utilisation d'une base aérienne iranienne en vue de mener des frappes en Syrie.

"Naturellement, les Russes veulent montrer qu'ils sont une superpuissance et un pays influent et qu'ils sont impliqués activement dans les questions de sécurité dans la région et le monde", a ajouté le ministre de la Défense. Mais derrière l'annonce des raids à partir d'une base en Iran, il y a une volonté "de se mettre en avant, sans égard" pour l'Iran, a-t-il jugé.

Téhéran reste discrète sur la portée de son aide militaire au régime alors que Moscou, qui dispose en Syrie d'une base aérienne, annonce régulièrement des raids aériens et parfois une implication au sol de ses soldats."Nous avons collaboré et nous continuerons de collaborer avec la Syrie et la Russie", a expliqué le ministre iranien de la Défense, qui a laissé la porte ouverte à d'autres éventuelles missions similaires russes, en soulignant que cela dépendrait de "la situation dans la région" et nécessiterait "notre autorisation".

"La Russie a décidé d'utiliser plus d'avions et d'augmenter le nombre de ses missions. Pour cela, elle avait besoin de faire le plein dans une région proche des opérations et c'est pour cela qu'elle a utilisé la base de Nojeh à Hamedan, mais nous ne leur avons certainement pas donné une base militaire", a-t-il clarifié.

Avec AFP et Reuters

 

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