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La Turquie intensifie ses bombardements contre l'EI et les Kurdes dans le nord de la Syrie

Des tanks de l'armée turc positionnés près de la frontière syrienne (archives).
Des tanks de l'armée turc positionnés près de la frontière syrienne (archives). Bulent Kilic, AFP

La Turquie a intensifié ses bombardements dans le nord de la Syrie. Dans son viseur : l'EI mais aussi et surtout les YPG, la milice kurde, qu'Ankara soupçonne de vouloir créer une entité kurde à sa frontière.

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La Turquie bombarde depuis lundi 22 août des positions de milices kurdes et de l'organisation État islamique (EI) dans le nord de la Syrie voisine, ont rapporté les chaînes de télévision turques. Selon NTV et CNN-Türk, les cibles de l'EI visées se trouvaient dans la ville de Jarablus et celles des Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde de Syrie, qualifiés de terroristes par Ankara, autour de la ville de Manbij.

Ce pilonnage est intervenu quelques minutes après que le Premier ministre Binali Yildirim a jugé "absolument inacceptable" la création d'une entité kurde dans le nord de la Syrie, où de leur côté, les forces kurdes gagnent du terrain dans leur offensive contre les jihadistes de l’EI.

A lire aussi sur France 24: Régime syrien et forces kurdes, de l'évitement à l'affrontement

Ankara accuse le PYD d'organiser des attaques sur le sol turc en collaborant avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre Ankara depuis 1984, et que la Turquie considère comme un mouvement terroriste.

"Nettoyer" la Syrie de l'EI... tout en frappant les Kurdes

Mardi matin, l'artillerie turque a de nouveau ouvert le feu sur des positions de l'EI, en réponse à des tirs de mortiers sur son sol, ont rapporté les médias turcs. Deux obus se sont abattus dans la localité turque de Karkamis (sud-est), tout près de la frontière syrienne et juste en face de Jarablus.

Quelques heures plus tôt, le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu avait affirmé que la frontière de la Turquie avec la Syrie devait être entièrement "nettoyée" de l'EI.

Selon un responsable turc, l’objectif des bombardements serait d’ouvrir un "corridor pour les rebelles modérés". Car du côté turc de la frontière, des centaines de rebelles syriens soutenus par Ankara préparent une offensive pour reprendre Jarablus, tenue par l'EI depuis 2013, selon des sources rebelles et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ce qui pourrait les placer face à face avec les milices kurdes syriennes. Cette opération est motivée par la volonté d'Ankara d'empêcher que les milices YPG puissent prendre le contrôle de cette localité.

Le Premier ministre turc Binali Yildirim a déclaré samedi que son pays allait avoir un rôle plus actif dans le conflit dans les six prochains mois afin d'empêcher que la Syrie soit divisée entre les différentes communautés en présence.

Avec AFP et Reuters
 

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