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Fuite de données : les secrets des sous-marins français vendus à l'Inde dévoilés

La fuite de données concerne le modèle Scorpène, livré par le français DCNS à l'Inde.
La fuite de données concerne le modèle Scorpène, livré par le français DCNS à l'Inde. HO

Le constructeur naval français DCNS a été victime, en 2011, d'une fuite massive de documents détaillant les caractéristiques confidentielles des sous-marins vendus à l'Inde six ans auparavant, a révélé la presse australienne, mercredi.

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Ouverture d'une enquête, "plus haute autorité de l'État saisie", "contexte concurrentiel particulièrement tendu". Le géant français de la construction navale DCNS a organisé la contre-attaque, mercredi 23 août,  après la révélation de la fuite massive de données secrètes sur ces sous-marins vendus à l'Inde.

La fuite de documents stratégiques, qui a eu lieu en France en 2011 mais a été rendue publique par le quotidien australien "The Australian" mercredi, concerne les modèles Scorpène que DCNS a vendu à l'Inde en 2005. Les fichiers, que le journal affirme avoir pu consulter, détaillent une partie des capacités militaires de ces sous-marins. Les secrets de fabrication ainsi éventés concernent le fonctionnement de lance-torpilles (500 pages sur 22 400), les sondes des navires ou encore le système de communication.

Le Barracuda pour l'Australie

Le Scorpène est présenté comme "la référence incontournable en matière de sous-marin d’attaque conventionnel" sur le site de la DCNS. Outre l'Inde, le groupe en a également vendu à la Malaisie, au Chili et au Brésil.

L'affaire est donc embarrassante pour ce géant français, détenu à plus de 60 % par l'État. Elle l'est d'autant plus, que la DCNS avait remporté le "contrat du siècle" en avril 2016 en vendant 12 sous-marins à l'Australie pour 34 milliards d'euros.

Les autorités australiennes se sont empressées de préciser que le modèle qui va être construit pour leur flotte est le Barracuda et non pas le Scorpène. Ce contrat historique ne semble donc pas être affecté par cette fuite de données.

Mais la réputation de DCNS, qui avait atteint un pic après l'accord avec l'Australie, risque d'en prendre un coup. Dans le domaine militaire, il n'est, en effet, jamais de bon ton de voir ses petits secrets de fabrication sur la place publique.

 

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