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Un nouveau rapport conclut que le régime syrien et l'EI ont utilisé des armes chimiques

Une capture d'écran de la télévision syrienne montre un inspecteur de l'OIAC le 8 octobre 2013 en train de récolter des preuves de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie.
Une capture d'écran de la télévision syrienne montre un inspecteur de l'OIAC le 8 octobre 2013 en train de récolter des preuves de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Télévision syrienne, AFP

Un rapport réalisé par les Nations unies et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a conclu que le régime syrien et l’EI s’étaient tous deux rendus coupables d’attaques chimiques en Syrie, a révélé mercredi Reuters.

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Le régime de Bachar al-Assad et l’organisation État islamique (EI) se sont tous deux rendus responsables d’attaques aux armes chimiques, a conclu un rapport réalisé conjointement par les Nations unies et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

Dans le rapport consulté mercredi 24 août par Reuters, la commission d'enquête formée avec l'aval unanime du Conseil de sécurité de l'ONU rend ses conclusions sur ses recherches menées depuis un an sur neuf attaques menées dans sept régions de Syrie, où une enquête de l'OIAC avait déjà établi que des substances chimiques avaient probablement été utilisées.

>> À lire sur France 24 : "Armes chimiques en Syrie : une nouvelle enquête, mais à quelle fin ?"

L’enquête a révélé que le régime syrien avait utilisé des armes chimiques grâce à des hélicoptères dans deux villes de la province d'Idlib, à Talmenes le 21 avril 2014 et à Sarmine le 16 mars 2015.

Possibilités de sanctions internationales

Les enquêteurs ont aussi estimé disposer de suffisamment d'éléments pour conclure que les jihadistes de l'EI avaient utilisé du gaz moutarde au soufre à Marea, dans la province d'Alep, le 21 août 2015. Ils n’ont, en revanche, pas réussi à établir de responsabilité claire pour les six autres attaques.

Les conclusions de l'enquête ouvrent la voie à l'adoption de sanctions internationales ciblées mais à la condition que le Conseil de sécurité adopte une nouvelle résolution, conformément au Chapitre 7 de la Charte des Nations unies.

Cette question est susceptible de donner lieu à un nouveau bras de fer entre les cinq membres permanents, avec d'un côté la Russie, qui soutient militairement Bachar al-Assad, et la Chine, et de l'autre les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France.

Avec Reuters
 

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