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Des textes en hiéroglyphes égyptiens pour la première fois traduits en anglais et rassemblés dans un livre

Temple de Seti I, 1306-1290 av. J.-C., Abydos, Égypte.
Temple de Seti I, 1306-1290 av. J.-C., Abydos, Égypte. DEA/G. SIOEN, Getty Images

La maison d’édition Penguin Classics sort ce mercredi la toute première anthologie de textes hiéroglyphiques traduits en anglais.

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"Toutânkhamon, Néfertiti, Ramses II et Cléopâtre sont dans un bateau. Le bateau tombe dans le Nil. Ramses est mangé par un crocodile. Cléopâtre saute à l’eau. Cléopâtre a oublié qu’elle ne savait pas nager. Le crocodile la mange aussi." Vous tentez tant bien que mal de déchiffrer ce papyrus qui trône derrière une vitre du Louvre ? On ne vous en veut pas, mais ce n’est pas tout à fait ça.

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Après tout, qui d'autre qu'une poignée de spécialistes sait lire les hiéroglyphes, système d'écriture figuratif de l'Égypte antique ? Peu de monde. Et on va pouvoir remercier l’un d’entre eux d'avoir eu la bonne idée d'en traduire une quantité en anglais.

Toby Wilkinson, égyptologue à l’université de Cambridge, au Royaume-Uni, a réuni des centaines de hiéroglyphes qui ornaient papyrus, murs et statues de l’Égypte antique dans un livre en anglais publié mardi 23 août par les éditions Penguin Classics.

Un serpent géant fait d'or et de lapis

Intitulée "Writings from Ancient Egypt" – "Récits de l’Égypte Ancienne", l’anthologie met pour la première fois à la disposition du grand public les récits de nos ancêtres égyptiens.

Si certains textes hiéroglyphiques avaient déjà été traduits en caractères latins, ils restaient pourtant quasiment illisibles, le niveau de langage de leur adaptation étant trop soutenu. Une bonne partie du travail de Toby Wilkinson a ainsi été de les remettre au goût du jour et de les rendre intelligibles. Et sans surprise, c’est un tout petit plus sophistiqué que votre histoire de crocodile.

On y trouve des récits de naufrages, de rêves, de batailles, de catastrophes naturelles, des chansons et même les conseils donnés par un pharaon à son fils. Il y a l’histoire de ce capitaine échoué sur une île magique gouvernée par un serpent géant au corps d‘or et aux yeux de lapis lazuli ou encore celle inscrite sur la "stèle de la tempête", érigée par le pharaon Amôsis et retrouvée entre 1947 et 1951.

Toby Wilkinson en a révélé certains passages au quotidien The Guardian : "Il faisait sombre à l’Ouest et le ciel était chargé de nuages orageux plus bruyants qu’une foule entière. Le déluge s’abattit sur la terre, les bâtiments s’effondrèrent, les chapelles furent détruites… Tout a été anéanti." 

Bref, Marc Levy n'a qu'à bien se tenir, vous avez de quoi finir l'été. 

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