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Ségolène Royal en Iran pour lancer la coopération dans le domaine de l’environnement

La ministre française de l'environnement, Ségolène Royal, aux côtés de la vice-présidente iranienne, Massoumeh Ebtekar, à Téhéran, le 28 août 2016.
La ministre française de l'environnement, Ségolène Royal, aux côtés de la vice-présidente iranienne, Massoumeh Ebtekar, à Téhéran, le 28 août 2016. Atta Kenare, AFP

En visite de trois jours en Iran, la ministre française de l'Environnement a, dimanche, critiqué l'attitude des banques françaises qui, en raison de leurs liens commerciaux avec les Américains, n'osent pas intervenir dans le pays.

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La ministre française de l'Environnement, Ségolène Royal, a annoncé dimanche 28 août depuis Téhéran une série de partenariats dans le domaine de l'environnement avec l’Iran, mais elle a critiqué le refus des banques françaises de venir en Iran. Depuis la signature de l’accord sur le nucléaire iranien en juillet 2015, c’est la cinquième fois qu’un membre du gouvernement français se rend à Téhéran.

"Plusieurs sujets ont été évoqués (...) et comme nous faisons face aux mêmes types de problèmes en France, c'est une occasion formidable de coopérer", a déclaré Ségolène Royal à l'occasion de ses entretiens avec son homologue iranienne, la vice-présidente, Massoumeh Ebtekar, chargée de l'environnement.

La ministre française effectue une visite de trois jours en République islamique, accompagnée d'hommes d'affaires à la tête d'entreprises françaises spécialisées dans l'environnement et les énergies renouvelables, parmi lesquels les patrons d’Engie ou de Suez. "C’est la première fois que leurs directeurs se rendent en Iran" explique Mariam Pirzadeh, la correspondante de France 24 à Téhéran.

Un rapprochement symbolique en attendant la signature de contrats

"Nous allons construire des partenariats (...) dans les domaines de l'eau, de l'efficacité énergétique et de la pollution de l'air", a déclaré Ségolène Royale, dimanche, à la presse, précisant qu'elle reviendrait en Iran en février pour faire le point sur le progrès des projets.

La vice-présidente iranienne a, quant à elle, souligné le "message fort" que ce rapprochement envoyait "à la communauté internationale, prouvant que les pays peuvent coopérer solidement dans le domaine de l'environnement".

Pourtant, si depuis un an et demi les contacts se multiplient avec les Iraniens pour le leader français Suez, certaines sanctions économiques encore actives empêchent les contrats français d’être finalisés, a indiqué Mariam Pizadeh.

Ségolène Royal critique les banques françaises

Ségolène Royal a d’ailleurs critiqué depuis ce voyage à Téhéran, l'attitude des banques françaises qui refusent de venir en Iran plus d'un an après la conclusion avec les grandes puissances d'un accord sur son programme nucléaire controversé.

"C'est un vrai problème. La question a été soulevée bien évidemment par les ministres iraniens mais aussi les sociétés françaises", a affirmé la ministre française, expliquant que "d'un côté les sanctions ont été levées, et en fait on se rend compte que dans les faits il y a encore des sanctions financières".

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"Les banques françaises qui sont liées aux banques américaines n'osent pas intervenir en Iran. C'est tout à fait inadmissible", a déclaré Ségolène Royal. "D'autant que par exemple en Italie, il y a des banques de taille moyenne qui accompagnent les entreprises italiennes en Iran. Donc on va trouver des solutions" a-t-elle promis. Pour financer les accords, "si les grandes banques françaises ne veulent pas venir en Iran et bien on fera appel à des banques de taille moyenne dans d'autres pays européens", a-t-elle ajouté.

Les grandes banques françaises et européennes rechignent à venir en Iran par crainte des mesures punitives américaines. Les États-Unis ont en effet maintenu une série de sanctions contre l'Iran liés aux droits de l'Homme, le terrorisme ou encore les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime.

Avec AFP

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