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Les députés espagnols refusent la confiance à Mariano Rajoy, de nouvelles élections en vue

Mariano Rajoy, chef du  gouvernement espagnol sortant, au Parlement, le 31 août 2016.
Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol sortant, au Parlement, le 31 août 2016. Pierre-Philippe Marcou, AFP

L'Espagne reste dans l'impasse. Mariano Rajoy n'est pas parvenu mercredi à obtenir la confiance du Parlement, déclenchant un compte à rebours de deux mois de négociations avant la convocation de nouvelles élections.

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Le conservateur Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol sortant, n'est pas parvenu mercredi à obtenir la confiance du Parlement. Les députés espagnols ont refusé de le reconduire au pouvoir, prolongeant une crise politique de huit mois et déclenchant un compte à rebours avant la convocation de troisièmes élections en un an.

Mariano Rajoy avait besoin de la majorité absolue de 176 voix sur 350 pour être investi, comme il le demande, à la tête d'un cabinet minoritaire. Mais il n'a obtenu que 170 votes, les 137 de son Parti Populaire (PP), 32 du petit parti libéral Ciudadanos et un d'une députée de l'archipel des Canaries.

"Chantage"

Lors d'un second vote vendredi, il lui suffirait de recueillir plus de oui que de non pour obtenir la confiance de la chambre, mais aucun des autres partis n'est prêt à s'abstenir pour lui laisser la voie libre.

"Le groupe socialiste votera contre vous", avait averti Pedro Sanchez, le secrétaire général du Parti socialiste (PSOE), première force d'opposition, à l'ouverture d'un débat virulent, où Rajoy a été traité de menteur qui ferme les yeux sur la corruption de son parti.

Il a reproché au dirigeant conservateur de ne pas avoir cherché à élargir sa majorité et d'avoir simplement exigé l'abstention de ses adversaires sur le mode "c'est moi ou le chaos". "C'est un chantage en bonne et due forme", a lancé Pedro Sanchez.

En réponse, Mariano Rajoy l'a accusé de bloquer la formation du seul gouvernement possible et de "vouloir obstinément de nouvelles élections".

Selon la Constitution du royaume, le vote de mercredi ouvre un délai de deux mois pour trouver une formule de gouvernement. Sans quoi le Parlement sera dissous automatiquement au 31 octobre et de nouvelles élections devront être convoquées.

Bis repetita

Une répétition du scénario qui avait suivi les élections du 20 décembre 2015. Faute d'accord entre les quatre grands partis - le PP, le PSOE, et les deux nouveaux, Podemos de gauche radicale et Ciudadanos - pour former un gouvernement, il avait fallu organiser de nouvelles législatives en juin.

Et l'Espagne est en réalité sans gouvernement depuis plus de huit mois, Mariano Rajoy assurant l'intérim avec des pouvoirs limités, sans pouvoir préparer le budget 2017 qu'il devrait présenter à la mi-octobre à la commission européenne.

Aucune solution n'était en vue mercredi. "Puisque les partis campent sur leurs positions, un troisième scrutin est le scénario le plus probable", a estimé Antonio Barroso, un analyste du think-tank Teneo Intelligence, basé à Londres.

Avec AFP et Reuters

 

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