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VENEZUELA

Le Venezuela expulse plusieurs journalistes étrangers, dont l'envoyée spéciale du "Monde"

La manifestation géante anti-Maduro, à Caracas, le 1er septembre 2016.
La manifestation géante anti-Maduro, à Caracas, le 1er septembre 2016. STR, AFP
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Plusieurs correspondants étrangers, dont une journaliste du "Monde", qui prévoyaient de se rendre à Caracas pour couvrir la manifestation anti-Maduro se sont vus refuser l’entrée dans le pays. Ils ont été expulsés après leur arrivée à l’aéroport.

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Le quotidien Le Monde a protesté jeudi 1er septembre contre l'expulsion de son envoyée spéciale au Venezuela et de plusieurs autres journalistes, qui s'apprêtaient à couvrir la grande marche nationale de l'opposition contre le président Nicolás Maduro.

La journaliste Marie Delcas correspondante du quotidien en Colombie (qui travaille entre aussi pour RFI sous son nom, Marie-Eve Detœuf), a été refoulée mercredi par les autorités vénézuéliennes à l'aéroport de Caracas, une expulsion jugée "intolérable" par le directeur du quotidien, Jérôme Fenoglio, sur le site du journal.

John Otis, de la radio américaine NPR, qui avait tweeté sur son itinéraire détourné vers la Colombie, et Cesar Moreno, de la radio colombienne Caracol, ont subi le même sort. "On les a obligés à signer un document qui déclare leur entrée ‘non admissible’, car elle ne serait pas conforme aux dispositions de la réglementation migratoire", précise Le Monde.

Un correspondant du Miami Herald et la journaliste colombienne Dora Glottman ont également été expulsés mercredi soir, ont annoncé leurs médias. Une équipe de la chaîne Al Jazeera avait déjà été expulsée mardi.

Le Monde "proteste contre cette entrave caractérisée à la liberté d'informer", écrit Jérôme Fenoglio. "Nous demandons que notre consœur, ainsi que les autres représentants de médias étrangers, soient à nouveau autorisés à entrer au Venezuela pour exercer librement leur métier", a-t-il poursuivi.

Seul Keyal Vyas, correspondant du Wall Street Journal à Caracas depuis 2011 et disposant d'un visa de résident, a été autorisé à entrer dans le pays.

Selon Reporters sans frontières, le Venezuela fait déjà figure de mauvais élève dans son classement mondial de la liberté de la presse 2016. "Nicolás Maduro, au pouvoir depuis 2013, s’évertue à limiter la parole des médias indépendants", a écrit l'ONG. "Une loi votée en 2010 prévoit notamment la prise de contrôle sur tout contenu pouvant 'remettre en question l’autorité légitime constituée', ce qui se traduit par des arrestations abusives de reporters et des poursuites pour diffamation".

En marge de la manifestation anti-Maduro, jeudi, au moins 60 personnes ont été arrêtées, selon l'ONG défendant les droits de l'Homme Foro Penal. Les autorités avaient déjà arrêté plusieurs leaders antichavistes, dont l'ancien maire de Caracas Daniel Ceballos, le 27 août.

Avec AFP

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