Accéder au contenu principal

Mali : le ministre de la Défense limogé après une nouvelle attaque jihadiste

Tiéman Hubert Coulibaly en février 2016, au Mali.
Tiéman Hubert Coulibaly en février 2016, au Mali. Capture d'écran France 24

Après une irruption temporaire d’un groupe jihadiste dans la localité de Boni au Mali, samedi, le ministre de la Défense Tiéman Hubert Coulibaly a été limogé. Des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes.

PUBLICITÉ

Le ministre malien de la Défense Tiéman Hubert Coulibaly a été limogé samedi 3 septembre, après la prise la veille de la ville de Boni, dans le centre du pays, par des jihadistes. "Le décret de nomination des membres du gouvernement est abrogé en ce qui concerne M. Tieman Hubert Coulibaly", a précisé un communiqué officiel.

Ce limogeage intervient après "les dernières vagues d'insécurité au centre du Mali", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère malien de la Défense. Le 19 juillet dernier, dix-sept soldats maliens avaient péri dans l’attaque de leur base à Nampala, dans le centre du Mali par des jihadistes du groupe Ansar Dine.

>> À lire sur France 24 : "Deux ans d’opération Barkhane au Mali : quel bilan ?"

Abdoulaye Idrissa Maïga, jusque-là ministre de l'Administration territoriale, a été désigné pour remplacer Coulibaly, selon le même communiqué.

Samedi, l'armée malienne a repris le contrôle de la localité de Boni (centre), dans la région de Mopti. "Les jihadistes ont quitté Boni dans la nuit de vendredi à samedi, et aujourd'hui vers 8 heures, l'armée malienne est revenue prendre le contrôle de la ville", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire malienne.

>> À voir sur France 24 : "Vidéo : avec l’armée française qui traque les djihadistes dans le désert malien"

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ils ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit depuis.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix entre le camp gouvernemental et l'ex-rébellion, censé isoler définitivement les jihadistes. Longtemps concentrées dans le nord, les attaques jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.