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Procès requis pour Sarkozy dans l'affaire Bygmalion

Les juges disposent en théorie d'un délai d'un mois, à compter du 30 août, pour décider s'ils renvoient ou non Nicolas Sarkozy en correctionnelle.
Les juges disposent en théorie d'un délai d'un mois, à compter du 30 août, pour décider s'ils renvoient ou non Nicolas Sarkozy en correctionnelle. Jeff Pachoud, AFP

Le parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy, mis en examen dans le cadre de l'affaire Bygmalion liée aux comptes de campagne de la présidentielle de 2012, a-t-on appris lundi de sources judiciaire.

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Le parquet de Paris a requis le 30 août le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy pour financement illégal de campagne électorale dans le cadre de l'affaire dite "Bygmalion", a-t-on appris lundi de sources proches du dossier et judiciaire.

Le procureur soupçonne Nicolas Sarkozy d'avoir dépassé le plafond des dépenses électorales, omis de respecter les formalités du compte de campagne, et fait état d'éléments comptables "sciemment minorés", indique la source proche du dossier.

Le parquet a également demandé le renvoi en correctionnelle des 13 autres mis en examen dans ce dossier, a précisé la source judiciaire, confirmant une information d'Europe 1. Parmi les autres personnes renvoyées en correctionnelle figurent d'anciens cadres de l'ex-UMP, comme Éric Cesari, des responsables de la campagne présidentielle, comme son directeur Guillaume Lambert ou Jérôme Lavrilleux, et les responsables de la société Bygmalion, dont la filiale Event and Cie organisait les meetings de la campagne sarkozyste.

Un renvoi en correctionnelle en pleine primaire ?

Tous sont soupçonnés d'avoir participé à la mise en place d'un système de fausses factures pour imputer à l'UMP quelque 18,5 millions d'euros de dépenses de meetings qui auraient dû figurer dans le budget de campagne du candidat. Les factures, retrouvées par les enquêteurs, portaient la mention de conventions de l'UMP qui n'ont jamais eu lieu.

Nicolas Sarkozy n'est pas mis en cause pour avoir eu connaissance de cette fraude. Mais il a été mis en examen le 16 février pour financement illégal de sa campagne, soupçonné d'avoir engagé des dépenses supplémentaires en réclamant de nouveaux meetings, alors qu'il ne pouvait ignorer que son budget allait franchir la ligne rouge. Le candidat avait été destinataire de notes des experts-comptables l'alertant sur ce risque. L'ancien président a toujours contesté un dérapage de ses dépenses.

Après les réquisitions du parquet, il appartient aux juges d'instruction de décider s'ils renvoient ou non les mis en examen, ou s'ils prononcent un non-lieu. Ils disposent en théorie d'un délai d'un mois, à compter du 30 août. L'ordonnance des juges pourrait donc tomber juste avant la primaire de la droite, prévue les 20 et 27 novembre prochains.

Avec AFP et Reuters

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