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Dans la presse

"Obama en Chine, sans passerelle ni tapis rouge"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, lundi 5 septembre, le revers infligé par l’extrême-droite à Angela Merkel dans son fief électoral en Allemagne, le couac de l’arrivée de Barack Obama en Chine pour le G20, et la canonisation de mère Teresa.

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On commence cette revue de presse en Allemagne, où l’extrême-droite parvient à dépasser les conservateurs dans le fief électoral d’Angela Merkel, le Land de Mecklenbourg-Poméranie occidentale.
 
C’est un revers historique. Pour la première fois, le mouvement populiste anti-migrants, l’AfD, obtient près de 22% des voix face à la CDU, qui plafonne à 19%. «La CDU dépassée sur sa droite, et l’AfD devient le deuxième parti derrière le SPD», la gauche, qui a remporté cette élection, titre Der Tagesspiegel, qui se demande comment analyser ces résultats. «Faut-il y voir la manifestation d’une catastrophe annoncée, ou se rassurer en se disant que la CDU et le SPD ont tout de même réussi à atteindre la majorité, qui leur permettra de sauver leur coalition?», s’interroge le journal, qui ne comprend pas le «ressentiment» exprimé à-travers le vote en faveur de l’AfD - «un ressentiment sans motif véritable», selon Der Tagesspiegel, qui évoque une «menace imaginaire» inventée par les populistes, dans un Land qui compte peu d’immigrés, et où les indicateurs économiques sont au vert. «La xénophobie ne cadre pas dans ce tableau», écrit le journal avec amertume. Dans le dessin de Klaus Stutman, pour le Rheinische Post, on retrouve les nouveaux élus de l’AfD représentés en nains de jardin. «Contre l’islamisation des gnomes», dit l’un, «pas de gnomes étrangers dans les jardins allemands», dit un autre, tandis qu’un de leurs compères réclame «plus de clôtures pour les jardins». Le dernier, modèle néonazi, matraque à la main, demande à ce qu’on «stoppe les mauvaises herbes».
 
Cette progression des populistes outre-Rhin inquiète les partenaires de l’Allemagne. Interprétées par Libération comme une sanction contre la politique migratoire «courageuse mais très critiquée» de la numéro 1 allemande, ses difficultés sont perçues comme une menace pour l’ensemble de l’UE: alors que François Hollande, en France, et Matteo Renzi, en Italie, font face à des échéances électorales qui peuvent leur être fatales, Libé s’alarme de voir la chancelière tentée de «temporiser» jusqu’aux élections générales de l’année prochaine – ouvrant ainsi une «crise de leadership» dans une Europe confrontée à beaucoup de défis, dont le Brexit. «Les électeurs viennent d’adresser un reproche cinglant à Angela Merkel», constate The New York Times, qui rappelle que le camouflet intervient tout juste un an après son engagement d’accueillir près d’un million de réfugiés sur une année – un engagement dénoncé par une partie de ses compatriotes, dont la peur des réfugiés «est particulièrement prononcée dans l'est anciennement communiste de l'Allemagne, où il y a pourtant beaucoup moins de réfugiés que dans l'ouest du pays», confirme le quotidien.
 
A la une également ce matin, la tenue, depuis hier, du G20 à Hangzhou, en Chine, un rendez-vous qui a débuté dans un climat tendu entre Chinois et Américains. Outre les commentaires peu amènes sur l’absence de tapis rouge à l’arrivée de l’avion de Barack Obama sur le tarmac, la presse américaine s’indigne ce matin du comité d’accueil qui lui aurait été réservé - «en six ans de couverture des déplacements présidentiels, je n’ai jamais vu un hôte étranger empêcher les médias d’assister au débarquement de Barack Obama», s’étrangle l’envoyé du New York Times, qui affirme que leur protestation a provoqué cette réplique hurlée par un officiel chinois: «Ici, c’est notre pays» - des soucis protocolaires que le président américain aurait minimisés ou remis à leur juste place, c’est selon, en déclarant que cet accueil n’augurait en rien du reste de son déplacement, selon le quotidien. «Les dirigeants chinois ont été accusés d’avoir volontairement, et de façon calculée, snobbé Barack Obama», relève The Guardian, qui rapporte ce commentaire d’un ancien diplomate mexicain en poste à Pékin: «C’est une façon de dire à Obama: «Vous savez, vous n’êtes pas quelqu’un de spécial pour nous». Cela fait partie de l’arrogance chinoise, de la façon dont le nationalisme chinois est entretenu». Si la presse nationale officielle ne s’étend pas sur le sujet, le quotidien hongkongais South China Morning Post affirme qu’un officiel chinois lui a assuré que l’absence de passerelle et de tapis rouge était liée à une demande de Barack Obama himself, ou du moins de ses services de sécurité – je vous en épargne les détails. «La Chine n’a aucun intérêt à malmener le président américain, à un moment où elle œuvre avec lui à améliorer les relations sino-américaines», aurait ajouté le responsable cité par le journal.
 
Un mot, rapidement, pour terminer, de la canonisation de Mère Teresa, déclarée sainte hier par le pape François, 19 ans après sa mort. La canonisation de la Prix Nobel de la paix de 1979, connue pour son engagement en faveur des plus pauvres, notamment en Inde, à Calcutta, fait la Une de beaucoup de journaux. Nous en avons retenu une, celle du Hindu, qui titre: «Celle qui fut toujours une mère, est désormais une sainte». 
 
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