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Juncker veut des clarifications sur l'emploi de Barroso chez Goldman Sachs

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et son prédécesseur José Manuel Barroso.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et son prédécesseur José Manuel Barroso. AFP, Archive

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a demandé des clarifications sur le recrutement de son prédécesseur, José Manuel Barroso, par la banque Goldman Sachs, qui a joué un rôle déterminant dans la crise de la dette grecque.

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Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, veut des précisions sur le recrutement de son prédécesseur, José Manuel Barroso, par la banque d'affaires américaine Goldman Sachs. Dans une lettre rendue publique dimanche 11 septembre, il a déclaré avoir demandé l'avis du comité d'éthique européen à ce sujet.

Goldman Sachs a annoncé début juillet avoir recruté l'ancien président de la Commission européenne au poste de conseiller et président non exécutif de sa branche internationale basée à Londres. José Manuel Barroso est chargé de conseiller la banque sur le Brexit, ce qui a déclenché une polémique en Europe.

>> À lire sur France 24 : La France demande à José Manuel Barroso de renoncer à "une embauche scandaleuse"

L'affaire a embarrassé les autorités européennes alors que l'euroscepticisme a le vent en poupe et que beaucoup accusent les hauts responsables à Bruxelles de servir les intérêts des grandes entreprises internationales plutôt que l'intérêt général des populations.

Barroso échappe au code de bonne conduite

D’autant que le rôle de cette banque à la réputation sulfureuse, a été maintes fois souligné dans la crise de la zone euro. Elle a en effet aidé le gouvernement grec à dissimuler la véritable ampleur de son déficit budgétaire pendant des années.

Le code de bonne conduite signé par les commissaires prévoit une période de "refroidissement" de 18 mois à l'issue de leur mandat, durant laquelle ils doivent demander une autorisation à leur ancien employeur pour rejoindre un groupe privé.

Mais celle-ci ne s'applique pas à José Manuel Barroso qui a quitté ses fonctions en novembre 2014. Jusqu’ici la Commission a estimé qu'aucune règle n'avait été transgressée, tout en rappelant qu'il restait tenu au "secret professionnel" en tant qu'ancien président de l'exécutif bruxellois.

Appel à un comité d’éthique

Dans sa lettre datée du 9 septembre adressée à la médiatrice européenne Emily O'Reilly, Jean-Claude Juncker n’a pas souhaité modifier le code de conduite, mais il a demandé que la Commission européenne exige maintenant des clarifications de la part de José Manuel Barroso sur "ses nouvelles responsabilités et les termes de son contrat". Il demandera "l'avis du comité d'éthique ad hoc", a-t-il ajouté.

Le comité d'éthique ad hoc est chargé de conseiller la Commission européenne, en particulier sur la compatibilité avec les traités des activités que les anciens commissaires envisagent de mener à l'issue de leur mandat.

Le président français François Hollande avait jugé le 14 juillet dernier que le recrutement annoncé de José Manuel Barroso, était "moralement inacceptable".

Avec AFP et Reuters

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