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Un adolescent de 15 ans, soupçonné de préparer un attentat imminent, arrêté à Paris

En France, la menace terroriste reste "maximale" selon Manuel Valls.
En France, la menace terroriste reste "maximale" selon Manuel Valls. AFP (Archive)

Deux jours après l’interpellation d’un commando de femmes jihadistes en Île-de-France, un mineur de 15 ans, soupçonné de vouloir "passer à l’acte" de manière imminente et connu des services de renseignement français, a été arrêté samedi à Paris.

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Un adolescent, soupçonné de préparer une "action violente" et imminente, a été arrêté samedi 10 septembre, dans le 12e arrondissement à Paris. Le suspect a été entendu dimanche à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret, près de Paris. "Des indices ont fait craindre un possible passage à l'acte imminent", a expliqué à l'AFP une source proche de l'enquête.

Le mineur était connu des services de renseignements. Selon une source de l’AFP, il avait fait l'objet d'une perquisition administrative en avril et était depuis assigné à résidence, dans le cadre de l'état d'urgence instauré après les attentats du 13 novembre.

En lien avec le jihadiste français Rachid Kassim

Selon des sources de Reuters, l’adolescent était en contact via Telegram, messagerie internet sécurisée utilisée par les jihadistes, avec Rachid Kassim, membre présumé du groupe État islamique (EI) bien connu des services antiterroristes français. Ce Roannais de 29 ans appelle régulièrement sur internet à frapper son pays, diffusant des listes de cibles potentielles et de scénarios d'attentats en France.

Parti pour l’Égypte en 2012 avant de rejoindre la zone irako-syrienne où il se trouverait toujours aujourd’hui, Rachid Kassim serait notamment derrière l’attaque de Magnanville, où Larossi A. a tué un policier et sa compagne le 13 juin et celle de Saint-Étienne-du-Rouvray, où Adel K. Abdel Malik P. ont tué un prêtre le 26 juillet. Dans cette dernière affaire, c’est Rachid Kassim qui aurait, selon les enquêteurs, "mis en contact les deux tueurs et donné les consignes". Il a par ailleurs félicité l'auteur de l'attentat qui a fait 86 morts le 14 juillet à Nice, dans une vidéo mettant en scène l'exécution de prisonniers syriens.

"Des sœurs passent à l’attaque"

Rachid Kassim a aussi été en contact, "via Telegram", avec Inès M., l'une des protagonistes du commando de femmes qui a tenté de faire exploser une voiture remplie de bonbonnes de gaz en plein Paris, il y a une semaine. "Des femmes, des sœurs, passent à l’attaque. Où sont les frères ? Elle a brandi une lame et elle a frappé un policier, comme des mères en Palestine. Où sont les hommes ?", a écrit Rachid Kassim sur Telegram, selon un extrait cité le quotidien Le Monde.

Dans la double enquête liée à ce commando de femmes, "téléguidé" depuis la Syrie selon le procureur de Paris François Molins, une première suspecte, Ornella G., 29 ans, fichée "S" en raison de ses velléités de départ vers la Syrie, a été mise en examen samedi et écrouée. Quatre autres, dont une mineure, ainsi que le compagnon de l'une d'elles, étaient toujours en garde à vue dimanche.

Manuel Valls a déclaré dimanche que la menace terroriste restait "maximale" en France, touchée depuis 2015 par une série d'attentats qui ont fait 238 morts. Le Premier ministre a également porté à environ 15 000, contre plus de 10 000 jusqu'à présent, l'estimation du nombre de personnes radicalisées en France.

Avec AFP et Reuters

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