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France : mutinerie à la prison de Vivonne près de Poitiers

Sylvain Thomas, AFP

Une mutinerie était en cours lundi soir dans la prison de Vivonne, près de Poitiers. Plusieurs dizaines de détenus ont déclenché un incendie, et occupaient un bâtiment.

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Nouvel incident dans une prison française. Une mutinerie a éclaté lundi 12 septembre vers 17 h dans la prison de Vivonne, près de Poitiers. Selon des sources concordantes citées par l'AFP, plusieurs dizaines de détenus ont déclenché un incendie et occupaient un bâtiment, après avoir dérobé des clefs à un surveillant. La mutinerie était toujours en cours pendant la soirée. 

L'incendie, touchant un étage d'un bâtiment qui en compte trois, était a priori maitrisé en début de soirée par les pompiers, qui ont mobilisé plusieurs dizaines de véhicules, et la fumée avait cessé vers 20 h de s'échapper du bâtiment, a constaté un correspondant de l'AFP.

Aucun surveillant n'a été blessé, et aucun blessé parmi les détenus n'a été confirmé de source officielle. Mais selon une source proche du dossier, un plan "nombreuses victimes" était déclenché dans l'éventualité de victimes d'intoxications.

"Aucune prise d'otage n'est en cours", a également souligné la préfecture de la Vienne, qui a mis sur pied, à l'intérieur du centre pénitentiaire, une cellule de crise avec gendarmerie, pompiers, Samu, parquet.

"Il y a une émeute dans l'un des bâtiments de la prison de Poitiers-Vivonne", mais aucun surveillant n'a été blessé et tous ont pu quitter le bâtiment, qui abrite 178 détenus au total, a indiqué en fin d'après-midi à l'AFP Emmanuel Giraud, délégué régional du syndicat FO pénitentiaire pour la Nouvelle-Aquitaine.

"Deux détenus ont bousculé un surveillant et ont réussi à lui subtiliser son trousseau de clefs, ce qui leur a permis d'ouvrir toutes les cellules" du deuxième étage du bâtiment, a expliqué le syndicaliste. Après avoir "mis le feu aux coursives et à l'atrium" (le rond point central), des détenus "ont tout cassé à l'intérieur", a ajouté Emmanuel Giraud, sans pouvoir dire combien de détenus participaient à la mutinerie ni quelles étaient leurs revendications.

Le motif de la mutinerie inconnu

D'après une source pénitentiaire, il s'agirait d'une soixantaine de détenus qui ont refusé de regagner leurs cellules, mais le nombre exact de participants actifs était délicat à déterminer. Six des détenus se sont toutefois rendus peu avant 20 h, sans qu'il soit possible d'établir s'ils souhaitaient se désolidariser, ou s'ils avaient été incommodés par les fumées, a-t-on précisé de source syndicale.

Une demi-douzaine de véhicules d'unités d'intervention spécialisées ERIS (équipes régionales d'intervention et de sécurité), basées à Bordeaux, sont arrivées à la prison dans la soirée. Elles devaient tenter d'établir un contact négocié, en vue de rétablir l'ordre. Une dizaine de véhicules de gendarmes mobiles et des équipes du SAMU étaient également sur place, tandis qu'un hélicoptère survolait le site.

Le motif initial de la mutinerie était inconnu avec précision dans un premier temps lundi soir. Il ne pouvait être lié a priori, s'agissant du bâtiment concerné, à un problème de surpopulation, l'encellulement étant individuel dans cette partie du centre de détention, rappelait-on de source syndicale.

Le centre de Vivonne, inauguré en 2009, est un établissement mixte, ultra-moderne, d'une capacité de 578 places, combinant maison d'arrêt et centre de détention. Sa partie centre de détention, où a éclaté la mutinerie, avait de surcroit été vidée d'une trentaine de détenus ces derniers jours, en vue de quelques travaux de rénovation.

Avec AFP

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