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Découvertes

On peut maintenant payer via les chatbots de Facebook Messenger sans quitter l'appli

© Maurizio Pesce/Flickr | David Marcus, le responsable des produits de messagerie pour Facebook, lors de la conférence D8 des développeurs de Facebook, en 2015.

Texte par Charlotte VIGUIÉ

Dernière modification : 13/09/2016

Facebook Messenger a fait une mise à jour, dans laquelle il est désormais possible de payer des achats directement via des bots, sans avoir à quitter l'application. Une aubaine pour les publicitaires.

À ce rythme-là, on pourra bientôt se faire cuire des pâtes sur Facebook Messenger. Non contente d'avoir atteint, en juillet 2016, le modeste palier du milliard d'utilisateurs, l'application de messagerie continue de proposer toujours plus de services et d'outils – qui n'ont rien à voir avec de la messagerie – sur sa plateforme.

VOIR AUSSI : Twitter intègre la mention "vu" à sa messagerie, comme Facebook mais avec quatre ans de retard

Le 12 septembre 2016, l'application a annoncé sur son blog une nouvelle mise à jour, grâce à laquelle il sera désormais possible de payer ses achats directement sur l'interface, grâce à des chatbots améliorés. 

La mise à jour est pour l'instant testée seulement chez certaines personnes et aux États-Unis mais elle devrait être étendue aux autres pays avant la fin de l'année, si les résultats sont concluants.

Bot, ô mon bot

Facebook se prépare depuis un bon moment déjà à diversifier la plateforme de Facebook Messenger. Comme tout autre réseau social, son but est de faire en sorte que les utilisateurs viennent souvent, et restent longtemps.

En mars 2015, il est devenu possible d'effectuer des transferts d'argent de particulier à particulier sur Messenger. Plus besoin d'appeler son pote, le rencarder pour le rembourser ou lui faire un virement – tout cela se ferait dans la vraie vie ou sur d'autres applications – puisque tout peut être fait sur Messenger.

Puis, en avril 2016, les bots sont arrivés en force sur le réseau, représentant tout à coup une source de services et de nouveaux interlocuteurs quasi-infinie pour l'application. Aujourd'hui, on peut les utiliser pour faire des achats, discuter avec des services clients (comme ceux de la SNCF ou de KLM), organiser ses vacances, ou encore discuter avec Barack Obama.

"Nos bots ont vite été surestimés"

Logiquement, le nombre de bots sur Facebook Messenger a explosé : 11 000 en juillet, ils seraient maintenant plus de 30 000, d'après les chiffres de l'entreprise. David Marcus, le vice-président du département Messenger chez Facebook, a confié à TechCrunch que cela n'avait pas été facile : "Le problème est que [ces bots] ont été très, très rapidement surestimés. Les capacités de base que nous fournissions à l'époque n'étaient pas suffisantes pour tout simplement remplacer les expériences et interfaces d'une appli traditionnelle."

Facebook, la nouvelle banque

Nouveau défi pour le réseau social qui ne s'imagine pas s'arrêter en si bon chemin : Facebook s'imagine bien remplacer ces "applis traditionnelles". Grâce à son travail en partenariat avec les géants du paiement en ligne (Stripe, PayPal, Braintree, MasterCard et American Express), Messenger offre désormais un service sécurisé de paiement pour ses utilisateurs.

On ne sera pas étonnés d'apprendre que David Marcus, aujourd'hui pilier de cette innovation, était auparavant le PDG de PayPal.

Pour déployer ce service, Facebook se serait inspiré des banques et de leurs méthodes pour protéger les données des utilisateurs : à chaque transaction, celle-ci sont stockées puis chiffrées.

Mais une fois n'est pas coutume, Facebook n'est pas pionnier en la matière. Son concurrent chinois WeChat, qui n'a à son actif "que" 800 millions d'utilisateurs, propose le paiement directement sur l'application depuis 2012.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Première publication : 13/09/2016