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Dans la presse

"Déradicalisation, le pari"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 14 septembre, l’ouverture du premier centre de déradicalisation en France, la création de 9 000 places d’hébergement supplémentaires pour accueillir les migrants, d’ici la fin de l’année, Alain Juppé et « l’identité heureuse », François Fillon et la fiscalité. Et le discours de Jean-Claude Juncker sur l’Etat de l’Union européenne.

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A la Une de la presse française, ce matin, l’ouverture du premier «centre de prévention et d’insertion par la citoyenneté», pour les individus radicalisés jugés  «récupérables» par la société.
 
Ce centre, qui ouvre ses portes à Beaumont-en-Véron, dans l’ouest de la France, s’apprête à accueillir trente individus qui n’ont jamais combattu ni été condamnés, ne font pas non plus l’objet d’une fiche S, mais ont été repérés pour leur changement de comportement, ou leur endoctrinement, d’après le Figaro, qui évoque une initiative suscitant «un certain scepticisme», un «pari incertain», alors que près de 11 800 personnes ont été ciblées sur l’ensemble du territoire pour leur présumé repli identitaire, une apologie du terrorisme, ou leur hostilité aux institutions, selon un bilan porté à la connaissance du journal - soit un bond de près de 70 % par rapport au mois de février. Agés de 18 à 31 ans, garçons et filles mélangés, les volontaires seront encadrés en milieu ouvert par une équipe d’éducateurs pendant dix mois, au cours desquels ils recevront des cours sur l’histoire de la religion, l’islam, ou encore les théories du complot, pour développer leur esprit critique. Interrogé sur cette initiative, le sociologue Gérard Bronner, qui fera partie des intervenants, présente l’ouverture de ce centre comme «une première mondiale», mais prévient qu’il ne «faut pas rêver»: selon lui, «il n’y aura pas de certitude à 100%» que cette expérimentation va réussir – contre la radicalisation, personne, rappelle-t-il, n’a encore trouvé «LA bonne méthode».
 
A la une également, l’annonce du  gouvernement de créer 9000 places d’hébergement supplémentaires pour accueillir les migrants venus de Paris et de Calais, d’ici la fin de l’année. D’après la Croix, ce délai va permettre aux villes choisies de préparer leur accueil, certaines communes ayant vu leurs habitants s’opposer d’emblée à l’idée de recevoir ces migrants, alors que d’autres ont tout mis en œuvre pour que leur intégration se passe bien. «Bienvenus?»: la Croix s’interroge sur la façon de «faire accepter l’accueil des migrants». Gérard Dubois, le maire d’un petit village auvergnat, témoigne: lorsqu’un centre a ouvert chez lui, dans une urgence absolue, pour une durée temporaire, la décision a d’abord donné lieu à des lettres de menace, le standard de sa mairie a été saturé, au point qu’il s’est retrouvé, un temps, sous protection policière. Mais l’élu dit avoir pris le temps de «parler de l’essentiel, des êtres humains, de ce qu’ils ont vécu, d’où ils viennent, de leur situation sanitaire» - c’est alors que les choses auraient fini par «basculer positivement», selon lui.
 
Il est aussi questions des critiques d’Alain Juppé sur le discours identitaire du FN. En meeting hier à Strasbourg, le candidat à la primaire du parti Les Républicain choisit d’assumer sa vision d’une «identité heureuse», d’après le Parisien, qui raconte qu’Alain Juppé s’en est pris, sans les nommer, aux «prophètes de malheur» - une catégorie dans laquelle il placerait aussi bien Marine Le Pen que son rival, Nicolas Sarkozy. Lui aussi candidat à la primaire, François Fillon dévoile quant à lui le chiffrage de son programme dans une interview aux Echos. 40 milliards de baisses des prélèvements sur les entreprises, et 10 milliards sur les ménages, notamment, ce qui ne l’empêche pas de fustiger les «cadeaux fiscaux aux Français» qui, selon lui, empêchent de relancer l’économie et l’emploi.
 
Un mot, pour terminer, du discours sur l’Etat de l’Union, que le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, doit prononcer aujourd’hui, à Strasbourg. D’après l’Opinion, ce discours serait très attendu, car il va «donner le ton» du premier sommet post-Brexit, qui se tiendra à Brastislava, en fin de semaine. «Juncker peut-il réanimer l’Europe ?», s’interroge le journal, qui a lu la lettre d’explications que lui a envoyée José Manuel Barroso, après son embauche par la banque d’affaires Goldman Sachs. Un courrier où celui-ci assure n'avoir pas été embauché comme lobbyiste, ni comme conseiller sur les questions liées au Brexit,  mais pour donner «des conseils liés aux affaires de la banque avec ses clients». Le Portugais qui juge que les actions et le traitement qui lui sont réservés, «sont non seulement discriminatoires, mais apparaissent en plus comme incompatibles avec des décisions prises concernant d'autres anciens membres de la Commission».
 
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