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Dopage : hackée à plusieurs reprises, l’AMA somme la Russie d’agir contre les pirates

Photo d'archive prise en décembre 2015 au laboratoire anti-dopage de Châtenay-Malabris, près de Paris.
Photo d'archive prise en décembre 2015 au laboratoire anti-dopage de Châtenay-Malabris, près de Paris. Franck Fife, AFP

L’agence mondiale antidopage (AMA), dont les serveurs ont été hackés par un groupe de pirates russes, estime être victime de "représailles" après les récentes sanctions contre des sportifs russes. Une accusation fermement rejetée par Moscou.

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Le torchon n’en finit plus de brûler entre l’Agence mondiale antidopage (AMA) et les autorités russes. Jeudi, le gendarme du dopage dans le sport a exigé de la Russie qu’elle intervienne afin de faire cesser les agissements d’un groupe de pirates qui procède, depuis mardi 13 septembre, à la divulgation d’informations confidentielles sur plusieurs athlètes occidentaux.

Ce collectif, basé en Russie et connu sous divers noms comme Tsar Team (APT28) ou encore Fancy Bears, est considéré par les spécialistes de la cybercriminalité comme une entité de cyberespionnage à la solde de l’État russe. Ils sont par exemple soupçonnés d’être derrière l’affaire du piratage des fichiers de la Convention nationale démocrate américaine, qui avait fait grand bruit en juin 2016.

"Cette fois le groupe a révélé dans le domaine public les données confidentielles de 25 athlètes de huit pays. Parmi les athlètes concernés, dix viennent des États-Unis, cinq d'Allemagne, cinq de Grande-Bretagne, un de République tchèque, un du Danemark, un de Pologne, un de Roumanie et un de Russie", rapporte le communiqué de l'AMA.

"Nous condamnons cette activité criminelle et nous avons demandé au gouvernement russe de faire tout ce qui était en son pouvoir pour que cela cesse", a martelé le directeur général de l'AMA, Olivier Niggli. Il estime que ces fuites constituent des "représailles" aux mesures prises par l’AMA dans la foulée du scandale sur le dopage qui a touché la Russie avant les Jeux olympiques de Rio.

"Vous accusez la Russie pour tout"

La réponse des autorités russes n’a pas tardé à tomber. "Comment pouvez-vous dire que ce sont des pirates informatiques de Russie ? Vous accusez la Russie pour tout", s’est insurgé mercredi le ministre des Sports russe Vitali Moutko depuis Athènes, où il assistait à l'élection du nouveau président de l'UEFA, en tant que président de la Fédération russe de football.

Une réaction épidermique quelque peu tempérée le lendemain par le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov : "S'il y a une demande d'aide et qu'elle nous est remise, bien sûr que nous le ferons. […] La Russie se prononce toujours pour la lutte contre le crime cybernétique et invite tous les États et toutes les organisations internationales à coopérer dans ce domaine. La position de la Russie est très connue."

Pour l’heure, les révélations publiées à la suite du piratage des serveurs de l’AMA n’ont provoqué aucune crise impliquant les sportifs cités. L’essentiel des informations qui ont fuité – et qui concernent notamment le cycliste britannique Chris Froome, les championnes américaines de tennis Serena et Venus Williams ou encore la gymnaste américaine Simone Biles – porte sur des autorisations à usage thérapeutique (AUT) pour l’usage de certaines substances. Et jusqu’à ce jour, aucune infraction n’a été relevée à la lecture de ces données.

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