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Dans la presse

"L'Europe en plein doute existentiel"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, jeudi 15 septembre, le discours sur l’Etat de l’Union européenne prononcé hier par Jean-Claude Juncker, sur fond de Brexit et de discorde entre les pays membres, le bilan très critiqué de David Cameron, notamment en matière de politique étrangère, et la santé des candidats à la présidentielle américaine.

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On commence cette revue de presse avec le discours que Jean-Claude Juncker a prononcé, hier, devant le parlement européen de Strasbourg, où il a appelé à un «sursaut» de l’Europe.
 
«Une Europe divisée fait face à un avenir incertain», titre The Wall Street Journal, qui rapporte que le président de la Commission a déploré le manque d’unité entre les membres de l’UE, au lendemain du Brexit. Inquiet de voir l’Europe «s’effilocher», Jean-Claude Juncker a joué sur la corde sensible, en évoquant la génération à venir, des enfants qui «méritent une Europe qui les défend et les protège», et les responsabilités de celle qui est actuellement au pouvoir - «l'histoire ne se souviendra pas de nous, mais de nos erreurs, celles qui compromettraient le rêve européen». Un lyrisme qui ne convainc pas tout à fait The Guardian, qui déplore le manque d’ambition du projet défendu par Jean-Claude Juncker, dont le programme «modeste» du sommet de Bratislava, demain, serait le «reflet» - la faute, selon le quotidien, à la discorde entre pays membres, sur les objectifs à assigner à l’intégration européenne. «L’état de la désunion», titre Le Soir en Belgique, qui juge «radicalement différentes» la vision de Jean-Claude Juncker et celle défendue par le président du Conseil européen, Donald Tusk, qui vient de brosser un tableau encore plus sombre de l’avenir de l’UE, dans sa lettre d'invitation aux Vingt-Sept, pour le sommet de demain. «Les peuples d'Europe veulent savoir si leurs élites politiques sont aptes à reprendre le contrôle d'événements et de procédures qui les dépassent, écrit-il. Quelqu'un doit leur rendre le sens de la sécurité. La question est de savoir qui et comment». Donald Tusk met aussi en garde contre l’«erreur fatale», qui consisterait à ne pas tirer les leçons politiques du Brexit.
 
Le Brexit, dont l’ex-Premier ministre britannique David Cameron est accusé d’être le premier responsable par The Guardian. Responsable, et même coupable, aux yeux du quotidien, qui ne décolère pas contre l’ancien Premier ministre, ironisant sur sa disparition soudaine de la scène politique: «Il a disparu si vite, qu’il est presque difficile de se souvenir qu’il a été vraiment là, et qu’il a dirigé le pays pendant 6 ans, comme s’il n’avait été fait de rien. Le référendum sur le Brexit a prouvé sa désinvolture, tout comme vient d’être exposée sa légèreté en matière de politique étrangère». The Guardian fait ici référence au rapport publié hier par les parlementaires  britanniques sur l’intervention militaire en Libye en 2011, qui critique sévèrement son action, et qui l’accuse de s’être basé sur des «postulats erronés et sur une analyse partielle des preuves», pour intervenir, et d’avoir privilégié les armes à l’action politique, en sous-estimant le poids des factions islamistes au sein de la rébellion. David Cameron, qui s’était posé en libérateur de la Libye, lors de la chute du régime de Kadhafi, en compagnie du président français de l’époque, Nicolas Sarkozy, dont le rôle est tout autant critiqué par Westminster, selon Le Monde, qui rapporte que celui-ci est soupçonné d’avoir défendu l’intervention militaire dans le but «d’accroître l’influence française en Afrique du nord», et d’«améliorer sa situation politique en France», à un an de la présidentielle.
 
L’intervention en Libye a aussi été défendue par la secrétaire d’Etat américaine de l’époque, Hillary Clinton. La stratégie qu’elle incarnée tout au long de son séjour au sein du Département d’Etat est, l’objet, on le sait, des critiques virulentes de son adversaire, Donald Trump, qui l’accuse d’avoir œuvré à l’instabilité au Maghreb et au Proche-Orient. Hillary Clinton et Donald Trump, qui ont tous deux décidé de donner de plus amples informations sur leur état de santé respectif, d’après The New York Times. Donald Trump sera l’invité aujourd’hui du show télé du controversé et très pro-républicain Dr. Emet Oz, critiqué par le passé pour avoir fait la promotion de régimes discutables, et auquel il aurait choisi de montrer son dossier médical. D’après The New York Times, Trump n’aurait pas révélé grand-chose, à l’exception de son poids, 107 kilos pour 1m90, ce qui indique un surpoids prononcé. Hillary Clinton, quant à elle, aurait demandé une nouvelle fois à son médecin personnel, de s’adresser à la presse, via un courrier où celle-ci assure que la candidate se remet bien de sa pneumonie, et qu’elle «reste en bonne santé et apte à servir comme présidente des Etats-Unis».
 
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