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Cinq applis et sites pour une transition écolo au quotidien

Hiroshi Watanabe/Getty images

À la rentrée, on se sent d'attaque pour verdir nos modes de consommation. Voici cinq applis anti-fatalisme pour nous aider à diminuer, pas à pas, notre empreinte écologique.

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Septembre est bien installé et quelque chose a changé dans l'air. Finie la paresse du bord de plage aux odeurs de crème solaire, on veut de l'action, on rêve de changer le monde et de réussir enfin à arrêter de fumer. Devant l’actualité Monsanto ou les sorties de Sarkozy sur le réchauffement climatique, l’idée de se présenter aux présidentielles nous traverse l’esprit, vite contredite par l’apéro du jeudi soir.

Mais pas de fatalisme qui tienne : rappelons-nous de la légende du colibri qui cherche à éteindre l’incendie, souvent racontée par Pierre Rabhi. En substance, le bonhomme nous dit qu'on peut tous faire quelque chose à notre échelle, même quand on est un petit oiseau riquiquis face à une fournaise. Le Mouvement des Colibris créé en 2007 est d’ailleurs un des défenseurs de l'écologie du quotidien.

Petit colibri, pour faire ta transition écologique en douceur, voici cinq sites et applications utiles.

Le site positif : Cacommenceparmoi.org

Ce site, lancé le 1er septembre se situe entre le blog de réflexion et la compilation de trucs et astuces pour réduire son impact écologique au quotidien, dans la lignée de l’application Astuces écolo. Son créateur, Julien Vidal, jeune homme de 30 ans revenu en France après avoir travaillé à l’étranger dans l’humanitaire, explique à Mashable FR vouloir "lutter contre le fatalisme français".

Son site lui a été en partie inspiré par "No impact man", un livre tiré d'un blog où un Américain essaye de réduire à zéro son impact carbone. Mais conclut finalement qu’il ne peut pas se passer de chocolat ni de vinaigre balsamique d’Italie. "C’est l’idée que chacun fait ce qu’il peut, et j’ai trouvé ça fort."

Ses conseils vont de "mettre une étiquette anti-pub" à "bidouiller nos toilettes pour consommer moins d’eau". Et évolueront au fil de l’année selon les évènements : "Pour Noël, on se demandera ce qu’il faut manger, acheter, etc." Il trouve ses astuces autour de lui, chez ses amis écolos, mais aussi sur Internet, "une mine d’or".

On aime beaucoup le classement par temps des actions (cinq minutes, une heure ou un an). 

L’objectif du fondateur est de "parler à un public très large, pas forcément écolo, pour les pousser à creuser et à s’intéresser à la question. Bref, c’est un piège, mais un bon piège."

L’application ludique : 90 jours

L’application 90 jours propose de relever vingt défis du quotidien, et de suivre les économies d’eau et de CO2 réalisé dans notre tableau de bord. Elle a aussi été lancée en septembre, mais l’an passé. Depuis, elle compte 120 000 utilisateurs et 870 000 défis réalisés. Ce qui, s’ils ont bien été réalisés (impossible à vérifier) équivaut à 54 millions de CO2 économisé.

Eliot Lepers, entrepreneur de 24 ans, activiste du web et ancien militant EELV l’a créé pour, dit-il, "répondre à un manque du discours écologique, très excluant et élitiste qui véhicule l’idée qu’on doit être parfait, qui est difficile à adapter à la vie des gens". Bref, 90 jours nous prend comme on est souvent : flemmard, débordé, et radin. Cette appli plutôt bien foutue rend l’écologie d'un coup plus ludique.

Celui qui a aussi été directeur de la campagne d’Eva Joly en 2012 (et créé loitravail.lol, macholand.fr ou amazon killer) sait que l'on peut rire en parlant de sujets graves. Après tout, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre.

"La Fourchette" des végétariens : VegOresto

Vous vous êtes déjà trouvés dégoûtés d'avoir du poulet dans le frigo en regardant une des vidéos trash de l'association de protection animale L214 ?

Cette dernière a pensé à tout et a lancé VegOresto pour aider végécurieux ou vegans convaincus à trouver un restaurant adapté. Bien utile, quand on sait que  56% des végétariens affirment qu’ils ont du mal à se nourrir selon leur choix en France, d'après un sondage réalisé pour Terra Eco

Le site, lancé en janvier 2015, reprend un système de notation pratique comme dans la Fourchette ou Trip Advisor, et est assez fourni. Il ne répertorient pas seulement les restaurants vegans, mais aussi les adresses traditionnelles qui se sont engagées auprès de L214 à proposer une offre (entrée-plat-dessert) végétalienne. 

Et si le bien-être des animaux n'est pas le combat qui vous touche le plus, dites-vous que la viande, particulièrement la rouge, est responsable en grande partie de notre surconsommation d’eau. Bref, végétaliser son assiette est toujours une bonne idée. 

 

La carte des bons plans : Yes We Green

Le site et l’application "Yes We Green", soutenue par la COP 21 reprend le slogan d'Obama pour s’adresser aux bobos que nous sommes (on l’avoue). C’est une carte qui géolocalise des « spots » écolos, pour manger et consommer local et/ou bio (les AMAP, les marchés, les restaurants locavores) ou acheter de l’occasion en fripes plutôt que du neuf.

On y trouve aussi des adresses pour réparer son vélo ou ses objets dans des fablabs plutôt que de les jeter.

Mais aussi des happy spots, pour jouer à la pétanque ou faire sa sieste. Rien de très écolo, mais ça reste sympa. En tout, plus de 15 000 adresses y sont recensées par les utilisateurs eux-mêmes car la carte est collaborative.

L’idée de sa fondatrice Karine Niego est de faire connaître les initiatives individuelles et de créer un effet boule de neige.

L’outil pratique : Fruits et légumes de saison

Manger de saison, on veut tous le faire. Normal, c'est l'assurance d'acheter moins cher tout en réduisant son empreinte carbone. Mais avec des tomates toute l'année dans les supermarchés, pas forcément évident de s'y retrouver. Avec l’application Fruits et légumes de saison, vous vous sentirez moins seul devant les étals. Vous trouverez aussi des idées de recettes (une petite tarte de rutabaga, peut-être ?)

La liste n’est pas exhaustive, car les applications et sites de ce genre qui mettent l’accent sur les initiatives individuelles se sont multipliés ces dernières années. Le risque : donner l’impression qu’on pourra régler la crise écologique en verdissant à la marge nos modes de vie.

 "Ce n’est pas faire pipi dans ta douche qui sauvera la planète, mais d’un autre côté on est obligés de passer par là. Il faut un changement de paradigme", défend aussi Eliott Lepers. Il ajoute : "La politique ne se fait pas qu’à l’Assemblée Nationale. Dans notre famille, notre entreprise, nous sommes tous des ambassadeurs. Mais il ne faut pas non plus que ce soit une manière de dédouaner les décideurs."

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