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La trêve expire en Syrie, l'aide humanitaire pour Alep toujours bloquée

Des Syriens dans les rues d'Alep, juste après un bombardement, le dimanche 18 septembre 2016.
Des Syriens dans les rues d'Alep, juste après un bombardement, le dimanche 18 septembre 2016. Karam al-Masri, AFP

La trêve de sept jours acceptée par l'armée syrienne a expiré à minuit et pour l'heure aucune prolongation n'a été annoncée. Ces derniers jours ont été marqués par un bombardement contre les forces du régime et des raids sur Alep.

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Qu'adviendra-t-il de la trêve âprement négociée par Washington et Moscou ? Le cessez-le-feu de sept jours annoncé par l'armée syrienne a expiré dimanche 18 septembre une minute avant minuit (20 h 59 GMT). Lundi matin aucune prolongation n'avait été annoncée.

L'instauration de ce "régime de calme" avait été annoncée le 12 septembre, après l'accord sur les modalités d'un cessez-le-feu conclu par les États-Unis et la Russie.

"L'armée syrienne avait effectivement décidé un gel des combats jusqu'à dimanche soir, mais la Russie a décidé de prolonger le cessez-le-feu et il se terminera lundi soir à 19 h (16 h GMT)", a affirmé à l'AFP une source militaire syrienne de haut niveau. "Nous ne savons pas si la trêve sera prolongée par la suite", a-t-il ajouté.

Côté rebelle, la trêve semble également faire partie du passé. "En pratique, la trêve a échoué et elle est terminée", a commenté un responsable rebelle, le chef du bureau politique du groupe Fastaqim basé à Alep, Zakaria Malahifji.

S'exprimant de la ville turque de Gaziantep, Zakaria Malahifji a également laissé entendre que des groupes rebelles se préparaient à de nouvelles actions militaires. "J'imagine que dans un proche avenir, les groupes vont passer à l'action", a-t-il indiqué.

L'absence d'acheminement de l'aide humanitaire prévue dans l'accord représente une autre menace pour la trêve. Faute de garanties de sécurité suffisantes, des camions de l'ONU remplis de nourriture et de médicaments destinés à la population de l'est d'Alep restent bloqués dans une zone tampon à la frontière turco-syrienne. "Je suis peiné et décu qu'un convoi de l'ONU n'a toujours pas pu pénétrer en Syrie et rejoindre l'est d'Alep où quelque 275 000 personnes sont prises au piège sans nourriture, eau, abri ou soins médicaux", a déclaré Stephen O'Biren, responsable de la coordination de l'aide d'urgence de l'ONU.

Tension entre Russes et Américains et violations de la trêve

Toutes les parties au conflit ont dénoncé de nombreuses violations par l'autre camp de cette trêve, la deuxième cette année en Syrie.

Le ton est brutalement monté entre les deux parrains de la trêve, la Russie et les États-Unis, qui s'accusent mutuellement de faire capoter le cessez-le-feu.

Le raidissement s'est accru samedi après les bombardements de la coalition conduite par les États-Unis sur des positions de l'armée syrienne qui ont fait au moins 90 morts à Deir Ezzor (est). La Russie a appelé Washington à mener une enquête complète sur ces frappes ayant touché l'armée syrienne. La coalition a reconnu avoir bombardé ce qu'elle pensait être une position de l'organisation État islamique, avant de mettre fin à l'opération dès que Moscou l'a prévenue qu'il s'agissait de troupes syriennes.

À ce regain de tension s'ajoutent les quatre premières frappes contre des quartiers rebelles d'Alep (nord) depuis l'entrée en vigueur lundi de la trêve.

Autre récrimination russe : l'inaction des Américains face à ce que Moscou considère comme des violations répétées de la part des rebelles.

Avec AFP et Reuters

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