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RD CONGO

RD Congo : le calme revient dans les rues de Kinshasa après des violences meurtrières

Intervention des forces de l'ordre congolaises à Goma, le 19 septembre 2016.
Intervention des forces de l'ordre congolaises à Goma, le 19 septembre 2016. Moustafa Mulopwe, AFP
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Le calme semble être revenu dans la capitale de RD Congo, après une nouvelle journée de violences. Des dizaines de personnes ont été tuées à Kinshasa entre lundi et mardi lors de manifestations hostiles au président Joseph Kabila.

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Les rues de la capitale congolaise Kinshasa retrouvent peu à peu leur calme après une nouvelle journée de violences, mardi 20 septembre, mais la ville reste sous vive tension. Selon l'ONG Human Rights Watch (HRW), en deux jours, au moins 44 personnes ont trouvé la mort dans la capitale au cours d'affrontements meurtriers qui ont éclaté en marge d'une manifestation réclamant le départ du président Joseph Kabila en décembre et la tenue d'une présidentielle. La police nationale a quant à elle fourni un bilan global provisoire de 32 morts, civils ou membres des forces de l'ordre.

Ces violences surviennent en plein "dialogue national", tentative pour sortir la République démocratique du Congo de l'impasse électorale dans laquelle elle s'est fourvoyée mais rejetée par la majeure partie de l'opposition, qui avait appelé à manifester lundi.

Renvoyant pouvoir et opposition dos à dos, l'Église catholique a condamné "fermement la violence d'où qu'elle vienne". La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a annoncé qu'elle suspendait sa participation au "dialogue national" en cours, "par respect pour les victimes", "pour faire le deuil et rechercher un consensus plus large". Les appels au calme lancés lundi soir par la communauté internationale n'ont pas été entendus.

Des habitants calfeutrés chez eux

Comme la veille, plusieurs symboles de l'État, comme des postes de police, ont été attaqués. Il y a eu aussi plusieurs pillages.

Les violences ont commencé lundi matin en marge d'une manifestation à l'appel d'un "Rassemblement" d'opposition constitué autour du vieil opposant Étienne Tshisekedi à trois mois et un jour de la fin du mandat de Kabila, pour lui signifier son "préavis".

Lundi, plusieurs bâtiments de partis de la majorité ont été incendiés. Dans la nuit de lundi à mardi, dans ce qui a été perçu par l'opposition comme des "représailles", trois sièges de parti de l'opposition ont été incendiés, dont celui de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), la formation de Tshisekedi.

Habituée des violences à caractère politique, la population de la capitale est restée massivement chez elle. Comme la veille la plupart des boutiques sont restées closes, et les écoles ont été désertées. "Je ne peux pas sortir de chez moi", a déclaré à l'AFP un habitant du centre de la capitale, en début d'après-midi, expliquant qu'il y avait des tirs dans con quartier depuis le matin.

Des violences "inadmissibles" et "insupportables"

Respectée dans le pays pour son rôle déterminant dans l'ouverture démocratique de la décennie 1990, l'Église catholique juge qu'il"devra être clairement établi et stipulé" dans tout "accord politique" dont accoucherait le "dialogue national" que Kabila "ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle à organiser le plus tôt possible".

De New York, le président français François Hollande a qualifié d'"inadmissibles" et "insupportables" les violences à Kinshasa et a accusé "l'État congolais lui-même" d'avoir provoqué "des exactions".

Les États-Unis disent être prêts à prendre des sanctions financières contre d'autres responsables congolais après celles qu'ils avaient imposées en juin au chef de la police.

Avec AFP

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