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Incident diplomatique entre Bruxelles et Paris autour du cas de 13 migrants

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve (archives).
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve (archives). Dominique Faget, AFP

Deux policiers belges ont été interpellés mardi à la frontière franco-belge en train de déposer 13 migrants au bord d'une route de campagne sur le territoire français. Bernard Cazeneuve a convoqué l'ambassadeur belge.

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La France attend des explications de la Belgique. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a convoqué l'ambassadeur de Belgique en France pour "lui demander des explications" après l'interpellation, dans le Nord, de policiers belges au volant d'un camion transportant des migrants, a-t-on appris jeudi 22 septembre auprès du ministère de l'Intérieur. Le ministre avait, en outre, "fait part de son mécontentement à son homologue belge dès hier matin", a-t-on précisé de même source.

Le commissaire d'Ypres, Georges Aeck, avait expliqué mercredi à la RTBF: "On a reconduit (les migrants) parce qu'on ne voulait pas les laisser ici, directement sur la route et les laisser à pieds aller à la frontière. Donc on les a reconduits (...) dans la direction où ils voulaient aller".

Deux policiers belges ont été interpellés mardi soir à Nieppe (Nord) par la police française au volant d'un camion dans lequel se trouvaient treize migrants. Ils ont été conduits au commissariat de police d'Armentières où ils ont été "entendus librement comme témoins" avant d'être relâchés dans la nuit de mardi à mercredi, a-t-on appris jeudi matin auprès de la préfecture du Nord.

Un incident qui est à relativiser d'après Pierre Benazet, correspondant de RFI et France 24. Car ramener des migrants à la frontière est une "pratique courante des deux côtés de la frontière", explique le journaliste.

"Vive réprobation" de la France

La préfecture avait précisé mercredi que les treize migrants transportés dans le camion avaient été conduits dans les locaux de la police aux frontières à Lille pour le traitement de la procédure. "Trois mineurs ont été placés en foyer et dix personnes majeures sont en retenue administrative pour examen de leur situation", avait-elle affirmé.

Les autorités françaises avaient déjà exprimé "leur plus vive réprobation à la suite de cette initiative qui n'est pas conforme aux pratiques habituelles de travail entre la France et la Belgique". "Des échanges sont en cours entre les autorités des deux pays afin de poursuivre les bonnes relations et la coopération existantes, notamment dans le domaine de l'immigration", avait affirmé la préfecture du Nord.

Cet incident intervient alors que le gouvernement prépare le démantèlement du campement de migrants de Calais, où s'entassent près de 7 000 migrants selon l'Intérieur (10 000 selon deux associations). Pour les loger, les pouvoirs publics auront besoin de 9 000 places supplémentaires dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO) pour porter leur total à 12 000 d'ici la fin de l'année.

Avec AFP

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