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Royaume-Uni : Jeremy Corbyn réélu à la tête du parti travailliste

Visé par un putsch de ses députés après le vote pour le Brexit fin juin, Jeremy Corbyn sort renforcé de ce scrutin.
Visé par un putsch de ses députés après le vote pour le Brexit fin juin, Jeremy Corbyn sort renforcé de ce scrutin. Oli Scarff, AFP

Au Royaume-Uni, le travailliste radical Jeremy Corbyn a été largement réélu à la tête du Labour. Son adversaire, le député Owen Smith, était pourtant soutenu par une majorité de parlementaires.

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Jeremy Corbyn reste à la tête du Labour. Le chef du parti travailliste a été largement réélu samedi 24 septembre à la tête de la formation d'opposition.

Issu de l'aile gauche du Labour, Jeremy Corbyn a obtenu près de 62 % des voix face à son adversaire, Owen Smith, pourtant soutenu par une majorité de parlementaires.

Le Parti travailliste est dans la tourmente depuis le référendum du 23 juin sur l'Union européenne, remporté par les partisans du Brexit alors que le Labour avait fait campagne pour le maintien dans l'UE.

Jeremy Corbyn est non seulement toujours aux commandes de l'opposition, mais le vétéran radical sort renforcé de ce scrutin, après un été meurtrier pour la politique britannique et potentiellement fatal pour le Labour, vieux de 116 ans.

Des idées très à gauche

Sous un tonnerre d'applaudissements, Jeremy Corbyn a immédiatement appelé le parti à serrer les rangs et lancé à ses opposants devant le congrès du parti réuni à Liverpool : "Travaillons ensemble pour un vrai changement" et "faisons table rase du passé".

Son triomphe solde définitivement l'héritage de Tony Blair, l'ancien Premier ministre travailliste dont le virage centriste et la décision d'intervenir en Irak en 2003 avaient détourné des milliers d'adhérents du parti.

Jeremy Corbyn doit une grande partie de sa victoire aux nouveaux membres. Ils sont 300 000 à avoir pris leur carte depuis l'année dernière pour pratiquement doubler les effectifs du Labour, devenu le plus grand parti d'Europe.

Beaucoup ont été séduits par le projet de "révolution démocratique" et les idées très à gauche de "camarade Corbyn", alimentant les accusations d'infiltrations du parti par des militants trotskistes et écologistes.

Mais les modérés, sondages à l'appui, estiment que cette stratégie condamne le parti à plusieurs années, voire des décennies, dans l'opposition. Une théorie confirmée par les analystes, qui estiment que les prochaines législatives prévues en 2020 sont déjà promises aux conservateurs au pouvoir, considérés comme les vrais vainqueurs du week-end.

Avec AFP et Reuters

 

 

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