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FRANCE

Terrorisme : deux jeunes Niçoises écrouées pour avoir fomenté une attaque jihadiste

Des policiers à Boussy-Saint-Antoine le 8 septembre, lors de l'interpellation de femmes radicalisées
Des policiers à Boussy-Saint-Antoine le 8 septembre, lors de l'interpellation de femmes radicalisées Geoffroy Van Der Hasselt, AFP
3 mn

Deux Niçoises radicalisées de 17 et 19 ans ont été arrêtées récemment par la DGSI et placées en détention provisoire, selon des informations révélées dimanche. Les deux adolescentes sont soupçonnées d’avoir voulu commettre une attaque jihadiste.

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La police française continue à démanteler méthodiquement le réseau d’apprentis jihadistes en contact avec Rachid Kassim, le propagandiste de l’organisation État islamique (EI) qui a inspiré plusieurs attaques ces dernières semaines.

Deux Niçoises de 17 et 19 ans ont été placées en détention provisoire récemment pour avoir fomenté une action jihadiste inspirée par Rachid Kassim, avec qui elles étaient en contact via la messagerie cryptée Telegram. L’information, donnée par Le Parisien dimanche 25 septembre, a été confirmée par une source judiciaire.

Interrogées par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), "elles ont reconnu qu'elles avaient envisagé une action violente, sous l'influence de Rachid Kassim avant d'y renoncer", selon une source proche de l'enquête.

Les investigations n'ont pas permis de retrouver d'armes à leur domicile, dans le secteur de Nice, où Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien de 31 ans radicalisé a foncé dans la foule avec un camion, faisant 86 morts et 434 blessés le 14 juillet.

La mineure de 17 ans, inconnue des services de renseignement, a admis en garde à vue "en vouloir beaucoup aux militaires", une cible récurrente du groupe Etat islamique, selon la source proche de l'enquête. Elle a été mise en examen le 17 septembre à Paris pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et écrouée.

La jeune majeure de 19 ans était en revanche connue dans le cadre de l'enquête sur la filière djihadiste niçoise organisée par Omar Diaby, considéré comme l'un des premiers recruteurs de combattants français. Agée à l'époque de 17 ans, elle projetait de rejoindre les terres du jihad.

Mise en examen le 21 novembre 2014, elle était depuis sous contrôle judiciaire avec obligation de pointer. Cette mesure a été révoquée dans le cadre de la nouvelle enquête, entraînant son placement en détention provisoire. Elle devait être convoquée par un magistrat antiterroriste en vue d'une nouvelle mise en examen dans le cadre du dossier sur le projet d'attentat, selon la source judiciaire.

Ces dernières semaines, plusieurs personnes dont au moins trois adolescents ont été écroués pour des menaces d'attaques similaires, sous l'influence de la propagande de Rachid Kassim, soupçonné d'avoir inspiré de manière plus ou moins directe les attaques de Magnanville (Yvelines), le 13 juin, et de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), le 26 juillet. Il aurait aussi piloté les projets d'attentats du commando de femmes arrêté début septembre après la découverte d'une voiture chargée de bonbonnes de gaz à Paris.

Ces arrestations interviennent alors que, selon le Premier ministre Manuel Valls, la menace terroriste est "maximale" en France, touchée depuis 2015 par une série d'attentats qui ont fait 238 morts.

Avec AFP
 

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